N’opposons pas les catégories entre elles

Autres informations / 19.02.2021

N’opposons pas les catégories entre elles

N’opposons pas les catégories entre elles

Par Loïc Malivet, vice-président de France Galop, président de la Fédération des éleveurs

« La tribune libre cosignée par l’Association des entraîneurs propriétaires et l’Association des éleveurs et propriétaires indépendants parue dans l’édition du 18 février 2021 de Jour de Galop présentait un tableau où, pour chaque catégorie de course, était indiquée la différence entre résultats sur enjeux et montant des encouragements pour l’année 2020.

La première lecture de ces éléments va donner l’impression que certaines catégories de courses seraient bénéficiaires pour l’Institution et donc financeraient d’autres catégories de courses qui seraient, elles, très largement déficitaires.

Ces chiffres méritent d’être affinés, en premier lieu avec la prise en compte du financement propre pour certaines des catégories mentionnées, grâce au sponsoring et aux Poules des Propriétaires :

Catégorie Données AEP/AEPI Correction avec financement propre

Groupe 1 - 6.122 K€ + 2.020 K€

(8.142 K€ de sponsoring et Poule Propriétaire)

Groupe 2 / Groupe 3 - 4.260 K€ - 3.400 K€

(860 K€ de sponsoring et Poule Propriétaire)

Groupes AQPS / Groupes PA - 1.355 K€ + 501 K€

(1.856 K€ de sponsoring et Poule Propriétaire arabe)

Listed - 463 K€ + 82 K€

(545 K€ de sponsoring & Poule Propriétaire)

Classe 1 - 963 K€ - 963 K€

Total - 13.163 K€ - 1.760 K€

Les éléments relatifs aux enjeux ne doivent par ailleurs pas être vus uniquement sous l’angle des enjeux réalisés dans la masse du PMU. Les courses françaises s’exportent, particulièrement les grands rendez-vous du galop, et ces enjeux générés en masse séparée à l’étranger avec des partenaires du PMU rapportent aussi à l’Institution.

En 2020, la seule réunion du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe a vu ses enjeux en masse séparée s’élever à 50,6 M€ dont 32,7 M€ pour le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe. Ces enjeux se traduisent par une facturation (entre 3 % et 5 % des enjeux enregistrés) du PMU à ses partenaires.

Les chiffres corrigés via le financement propre et l’apport de cette facturation de la masse séparée (avec uniquement la réunion du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe et non toute la facturation de l’année) amènent donc les catégories visées à présenter une différence qui est positive.

Parmi les courses qui apparaissaient comme bénéficiaires dans le tableau présenté dans Jour de Galop figuraient notamment les maidens, inédits, Classe 2 et Handicaps supports de l’événement. Au regard du niveau sportif de ces courses, elles ne peuvent être considérées comme étant courues généralement par des chevaux de catégories inférieures. La valeur moyenne des chevaux qui participent aux handicaps événements pour 3 ans et + ayant été en 2020 de 37,2.

Il n’est donc pas opportun, surtout dans la période actuelle, de chercher à opposer des catégories de courses à d’autres. Le système français permet à chaque acteur et à toutes les catégories d’apporter leur eau au moulin des enjeux et donc au financement global des allocations. Cet apport peut paraître moins évident pour certaines catégories, si l’on s’en tient uniquement au prisme des enjeux PMU affichés par l’opérateur, mais il est bel et bien réel. »