Succès et infortunes du pinhooking

Autres informations / 26.08.2007

Succès et infortunes du pinhooking

Le pinhooking qui consiste généralement à

acheter un sujet foal pour le revendre yearling, grande spécialité

anglo-saxonne, a connu cet été à Deauville des fortunes diverses. Sans entrer

dans le détail des animaux, le JDG a comptabilisé sur les 54 yearlings qui

relèvent de cette pratique, 27 opérations bénéficiaires et 27 opérations qui se

sont soldées par une perte ou par le rachat de l'animal. Cette statistique de

Salomon est cependant surprenante dans le cadre d'un marché en pleine expansion

comme l'a été celui de Deauville, grâce à l'effet conjoint de l'offre et de la

demande comme le notaient les organisateurs de la vente. On aurait pu imaginer

que les professionnels qui interviennent sur les marchés européens et

américains auraient mieux bénéficié de la dynamique deauvillaise pour tirer

leur épingle du jeu. En effet, le résultat que nous relevons avec une

répartition égale entre gain et perte, n'est pas très favorable à ce genre

d'activité, par ailleurs beaucoup moins développée sur le marché français

qu'elle ne l'est en Irlande ou Angleterre.

Précisons au passage qu'il nous semble que le

marché d'Août semble avoir été moins sensible à l'effet « prime » qui est lié

aux nés et élevés en France, les « non assimilés» continuant à être vendus très

convenablement y compris le lundi, journée plus «française ».

Nous nous gardons d'une quelconque conclusion

sur tous ces aspects, laissant nos lecteurs tirer par eux-mêmes un enseignement

de cette réalité que nous portons à leur connaissance. Cependant, si des

analyses ou remarques nous sont envoyées, nous les publierons volontiers dans

le cadre de notre rubrique forum.