Thierry thulliez : « j'y pense depuis le début de l'année »

Autres informations / 27.08.2007

Thierry thulliez : « j'y pense depuis le début de l'année »

JdG. - Depuis quand pensez-vous à cette

millième victoire française ?

 Th.

Thulliez. - Nous y pensons depuis le début de l'année, avec Hervé Naggar (son

agent, ndlr). Nous nous disions que ce serait sympa d'arriver là à Deauville,

où j'ai aussi gagné ma première course pour mon maître d'apprentissage, Lucien

Bates. J'aurais bien aimé que ce soit avec Silver Mirage pour Pascal Bary

dimanche, ou pour Christophe Clément la veille avec We Will Rock You, mais à

chaque fois, je suis tombé sur un Pasquier déchaîné. Pascal Bary m'a donné les

meilleurs chevaux de ma carrière, deux gagnants de Jockey Club, une

Breeders'Cup, etc. Et je travaille aujourd'hui avec Christophe Clément, que

j'apprécie beaucoup.

C'est à Pascal Bary que vous dédiez cette

millième ?

 Oui, et

à Corine Barbe aussi, grâce à qui j'ai pu monter Carling dans mon premier

Groupe 1, la Poule d'Essai, à 21 ans, puis gagné mon premier Groupe 1 dans le

Prix de Diane. Et puis il y a eu aussi son Vermeille.

Si vous aviez un meilleur souvenir ?

Sulamani. Et puis Carling, bien sûr.

Un regret ?

La Poule d'Essai de Carling, justement. J'étais

battu d'un nez par Freddy Head et l'après-course avait été un peu chaud. Si on

avait battu Matiara ce jour-là, Carling aurait gagné Groupe 1 sur 1.600, 2.100

et 2.400 mètres.

Et l'obstacle ?

J'ai adoré l'obstacle. Quand Lucien Bates a

arrêté, je suis entré chez Jean-Paul Gallorini, pour lequel j'ai gagné 15

courses en obstacle. C'était une très bonne expérience. J'avais très peu monté

en plat, avant. Puis je suis rentré chez Corine Barbe. Je ne pesais pas lourd

et elle n'avait pas beaucoup de sauteurs. Je montais un jour à 48 kilos à Evry

et le lendemain, j'étais à Enghien à 66 kilos…