Bruxelles : les sociopros ont rendez-vous jeudi

Autres informations / 04.09.2007

Bruxelles : les sociopros ont rendez-vous jeudi

Jeudi, à 10 heures, les responsables

de la plupart des associations, groupements et syndicats professionnels des courses,

galop et trot confondus, ont rendez-vous au siège de la Fédération nationale

des courses. L'objectif de cette réunion est clair : déterminer les actions à

mettre en place pour faire entendre la voix des « pros » sur la question

bruxelloise. Si les acteurs des courses prennent le taureau par les cornes,

c'est que le dossier de l'ouverture du marché des paris est entré dans une

nouvelle phase.

La première période a été

gérée, au niveau français, par le PMU : l'enjeu était la défense du monopole.

La seconde phase a placé sur le devant de la scène les sociétés-mères, France

Galop et le Cheval Français : il était question de la défense de notre modèle

d'organisation des courses. Même si ces deux premiers thèmes restent évidemment

d'actualité, la troisième phase, celle que nous vivons aujourd'hui, appartient

aux socioprofessionnels : au centre de leur discours, la défense de la recette

allocation et encouragement à l'élevage.

Jeudi, contrairement à ce qui

s'est passé vendredi dernier à Vincennes, les sociétés-mères ne seront pas

présentes autour de la table. Mais cette absence, concertée entre sociétés et

pros, ne cache aucune fracture entre les deux parties, qui savent que le

discours institutionnel et le discours professionnel sont tous les deux nécessaires.

Comme l'explique Emmanuelle Bour, directrice générale déléguée de France Galop

: « Quand nous étions dans le débat juridique, le PMU puis les sociétés-mères

ont pris la parole. Maintenant que le sujet des ressources de la filière est

devenu central, il est logique que le temps de la communication appartienne aux

professionnels. Non seulement cette diversité est très positive, mais je pense

même que les sociopros sont parfaitement placés pour sensibiliser l'opinion

publique. »

Bernard Ferrand, le président

du Syndicat des Eleveurs, a été le premier à vouloir fédérer les énergies

professionnelles. Sa position offre une variante aux discours que nous avons

entendus jusqu'à maintenant sur la défense du système français : « Nous, nous

ne sommes pas là pour dire s'il faut ou non ouvrir les paris. Notre leitmotiv,

c'est d'assurer les ressources de ceux qui vivent des courses. Et pour cela,

nous devons être unis. C'est la seule solution si nous voulons participer aux

négociations, et y être entendus. Je compte beaucoup sur notre rencontre de

jeudi pour coordonner notre action, qui doit s'inscrire en appui des démarches

menées par les sociétés-mères et par l'Etat. » L'autre enjeu de jeudi est la

coordination entre trot et galop. Sur ce sujet, les deux personnes que nous

avons interrogées, Emmanuelle Bour et Bernard Ferrand, se veulent optimistes.

L'une met en avant la complémentarité de l'audience européenne des deux

sociétés-mères, avec un Cheval Français capable de rallier à la position

française les pays du Nord de l'Europe. Or on sait qu'à Bruxelles, il est

important de ne pas aller seul au combat. De son côté, Bernard Ferrand se

réjouit que les responsables des principales associations de professionnels du

trot soient présents jeudi, à commencer par le GAET de Pierre Julienne et le

Syndicat des entraîneurs de Christian Bazire.