Des solutions pour la retraite des pur-sang

Autres informations / 23.09.2007

Des solutions pour la retraite des pur-sang

Un accord entre France Galop

et la Ligue Française pour la Protection du Cheval, marraine du Quinté+ du

jour, a été signé cette semaine par le Conseil d'administration de la

société-mère. La ligue, régie par la loi de 1901, est la seule association en

France pour la défense des chevaux, a être reconnue d'utilité publique (les

dons sont donc déductibles des impôts). Son premier rôle est de protéger et de

défendre les chevaux maltraités. Depuis sa création en 1850, ses actions ont

évidemment évolué et la Ligue replace désormais les chevaux réformés ou

retraités. Les propriétaires de pur-sang de courses, concernés par les

problèmes de reconversion, ont pu rencontrer des membres de la Ligue dimanche.

Un stand installé dans l'enceinte des balances était animé par la directrice

générale de l'association, Anne Riboulet, et son vice-président, Jean-Marie

Laudat. « Nous sommes installés dans les balances pour mieux sensibiliser les

propriétaires de pur-sang au problème, explique Anne Riboulet. Il faut qu'ils

sachent que des solutions existent pour la reconversion ou la retraite de leur

représentants. Nous n'achetons pas les chevaux. Ils nous les donnent et sont

ensuite à notre charge. Nous avons des centres de réadaptation en France dans

lesquels ils prennent des vacances ou sont soignés. Ils y restent un, deux,

trois mois, selon les cas. Ensuite, nous les plaçons chez des particuliers ou

dans des centres de retraite. Ils restent tout de même sous notre

responsabilité, même une fois placé. » Selon une étude publiée cette semaine,

sur cinq chevaux mis à la boucherie, quatre sont des trotteurs, dont un

poulain... Un partenariat avec le Cheval Français est évidemment envisagé. « Il

y a eu trop de naissances de trotteurs, ces dernières années... Nous pouvons

les aider. Un entraîneur de trotteurs m'a appelé et m'a demandé si la Ligue

pouvait acheter certains de ses chevaux. Après mon refus, la discussion s'est

arrêtée là. » Jean-Marie Laudat ajoute: « Il ne faut rien faire simplement par

amour des chevaux. Nous devons prendre en compte nos moyens matériels. Il y a

déjà beaucoup à faire avec les galopeurs. »

La Ligue a pour projet de

tamponner les livrets des pursang que leurs propriétaires désirent ensuite

confier à l'association. Une traçabilité devrait également être établie, grâce

au puçage, pour que les chevaux français partants à l'étranger reviennent en

France à l'heure de leur retraite. Selon Philippe Ezri, un des initiateurs du

soutien de l'institution du galop à la Ligue, le problème est désormais bien

appréhendé. « Un propriétaire pourra bientôt s'assurer que son cheval ne sera

finira pas à la boucherie ou à l'équarissage », a-t-il estimé.

Pour marquer le coup,

Jean-François Bernard et Christophe Soumillon, respectivement entraîneur et

jockey du gagnant du handicap-Quinté+, ont offert de donner une partie de leur

pourcentage à la Ligue. Le ministre de la Défense Hervé Morin a rendu visite au

stand et assuré l'association de son soutien.