Toylsome l’éclaireur

Autres informations / 07.10.2007

Toylsome l’éclaireur

SAMEDI À LONGCHAMP

Samedi 6, Longchamp. À 50/1 au PMU en France ou

à 100/1 chez les books        en

Angleterre, l’all e m a n d T o y l s o m e [ p h o t o ] ( C a d e a u x Genereux)

et son partenaire Stéphane Pasquier ont pris tout le monde de vitesse. Au fond,

c’est ce gentil dédain pour les chances du représentant de Georg von Ullmann

qui lui a permis de gagner la course : si le leader de Manduro dans le Prix

Jacques le Marois, avec le 13 à la corde, était parti plus en vue, aurait-on

laissé Pasquier prendre autant d’avance sur le toboggan de la Nouvelle Piste ?

La réputation du deuxième poteau d’être un piège à meneurs a aussi joué son

rôle – surtout hier, car la piste de Longchamp semblait plus souple que le

supposait l’indice de 3,6. Quoi qu’il en soit, tandis que dans le lointain

sillage de l’alezan, on s’évertuait à se trouver une place, lui s’en allait

sans mollir, et il est devenu toujours plus évident qu’il était devenu

impossible de le rattraper… Welsh Emperor (Emperor Jones), déjà deuxième de la

course l’an dernier, a tout bêtement suivi la trace de son complice avec Ioritz

Mendizabal en selle.

Lorsque Marchand d’Or (Marchand de Sable), gêné

et très tendu au début puis extrêmement allant, est sorti du sillage de

Linngari (Indian Ridge), lorsque US Ranger (Danzig) a entamé son effort,

lorsque Tariq (Kyllachy) a tenté de se désembourber des derniers rangs, il

était déjà trop tard.

Ils se sont retrouvés comme de jeunes gardiens

d’Alcatraz distancés par deux vieux détenus en cavale. Toylsome triomphait avec

deux longueurs et demi d’avance, Welsh Emperor gardant pour sa part trois

quarts de longueur sur Marchand d’Or.

Les deux premiers étaient les doyens de la

course. Ils ont tous les deux huit ans.