« la rentabilité nécessite des arbitrages »

Autres informations / 30.11.2007

« la rentabilité nécessite des arbitrages »

LA GRANDE INTERVIEW : TIM RICHARDSON

(FRESNAY-LE-BUFFARD)

La vente de Sagara à Godolphin, la rentrée de

Domedriver en France et la participation de Saddex, élevé et vendupar le Haras

de Fresnay-le-Buffard, à la Japan Cup mettent toutes le site créé par Marcel

Boussac envedette.

Son manager, Tim Richardson, a bien voulu

préciser à JDG le fonctionnement de cette belle entreprise…

JDG. – Comment fonctionne le Haras de

Fresnay-leBuffard ?

Tim Richardson. – Nous prenons des juments en

pension, par exemple celles de la famille Niarchos ou encore d’Édouard de Rothschild.

Nous assurons aussi le débourrage de poulains qu’on nous confie, et la

préparation aux ventes.

La Famille Niarchos présente régulièrement des

yearlings aux ventes en Grande-Bretagne et en France. C’est le point commun de

Dream Well, Linda’s Lad et Saddex, trois gagnants de Groupe 1 par Sadler’s

Wells présentés par Fresnay-le-Buffard à Deauville, par exemple. Quelle

politique suit cet élevage ?

La casaque Niarchos envoie environ 25 poulains

à l’entraînement chaque année et les autres sont vendus même si, pour la

famille Niarchos, l’élevage est un hobby. C’est une politique de sélection qui

répond tout de même à un souci de rentabilité. Toutefois, d’une façon générale,

la famille Niarchos vend peu de femelles. L’élevage est une recherche

perpétuelle, un renouvellement de jumenterie qui ne s’interrompt pas. Il est

plus logique d’aller au bout de ses recherches avec les femelles qu’on a

conçues. Là encore, néanmoins, la rentabilité nécessite des arbitrages. Cette

année, le Haras de Fresnay-le-Buffard présente pour ses clients une jument et

dix pouliches à Newmarket et vingt lots aux ventes d’élevage Deauville.

Pourquoi Domedriver est-il revenu de chez

Kirsten Rausing en Angleterre à ses éleveurs en France ?

Madame Rausing a sans doute estimé que l’arrivée

dans son haras (Lanwades) de Piccolo et de Sir Percy nécessitait des choix.

Domedriver était entraîné en France par Pascal Bary et même si sa meilleure

performance est sans doute son succès dans le Breeders’Cup Mile (Gr1), c’est en

France qu’il est le plus connu, et peut-être apprécié. Il est donc apparu

stratégiquement intéressant de l’envoyer en Normandie. Cependant, Madame

Rausing et la famille Niarchos vont encourager cette nouvelle recrue, qui n’a

pas changé de propriété. Il a été élevé ici et semble particulièrement

attractif pour l’élevage français.

Les championnes Six Perfections et Divine

Proportions sont-elles en Normandie ?

Non, elles sont aux Etats-Unis. « Six P. » est

suitée de Storm Cat et pleine de Kingmambo. « Divine » est suitée de Giant’s

Causeway et elle attend un poulain par AP Indy. Elles resteront là-bas, mais

leurs produits arriveront sans doute à Fresnay l’été prochain pour être

débourrés avant d’aller à l’entraînement. C’est aussi une facette importante de

notre activité, aujourd’hui.