Newbury joue son avenir

Autres informations / 29.11.2007

Newbury joue son avenir

Sur l’hippodrome de Newbury, la tension est

intense en ce moment... Tout a commencé avec le projet de rénovation, qui

implique notamment la construction d’un hôtel. 45 mil- lions de livres

d’investissement (plus que pour le nouveau Longchamp) ont été budgétés. Et pour

financer l’opération, Newbury prévoyait de construire une PSF, qui seule per-

mettrait d’augmenter le nombre de réunions. Problème : les autorités hippiques

anglaises ont refusé ce plan.

Du coup, le groupe Guinness Peat (GPG), un fonds

d’inves- tissement, juge que l’opération est inopportune et désire y opposer

son veto. Pour avoir gain de cause à coup sûr, il a donc proposé de racheter la

totalité des parts de la société exploitante de l’hippodrome de Newbury, dont

il est le prin- cipal actionnaire avec 20,66% des parts.

En réponse, le Comité de Newbury a rejeté cette

offre, qui valorise la société et ses actifs à 38,4 millions de livres.

Les actionnaires de Newbury doivent se

prononcer sur l’of- fre d’achat dans les deux semaines qui viennent. Et en

attendant, l’avenir de cet hippodrome très apprécié de tous est en stand by, ce

qui cause un grand émoi chez les amoureux des courses en Angleterre.

D’autant que paradoxalement, les comptes de

Newbury, où se déroule samedi la Hennessy Gold Cup (Gr3), un des handicaps les

plus dotés de la saison d’obstacle, sont mis à mal par une trop grande qualité

de son programme de courses, très coûteux à organiser. Lydia Hislop, du Times,

le résume très clairement : « L’absence d’un monopole du pari mutuel pour

financer les courses fait que les réunions les plus relevées ne sont pas les

plus profitables. Pour devenir aussi bénéficiaire, par exemple, que

Wolverhampton, il faudrait que l’hippodrome propose des réunions de plat d’une

qualité nettement inférieure… » On voit bien, dans cette affaire, comment la

logique de jeu et celle du sport sont loin de se rencontrer, lorsque le mutuel

n’est pas là pour assurer pas une juste redistribution…