Pléthore et surproduction : bilan mitigé pour goffs novembre

Autres informations / 27.11.2007

Pléthore et surproduction : bilan mitigé pour goffs novembre

 

VENTES GOFFS IRLANDE

Certes, le chiffre d’affaires global de ces

ventes s’inscrit comme un bon résultat puisqu’il accuse seulement une légère

baisse par rapport à 2006, qui était une année record. Mais cette satisfaction

ne peut dissimuler qu’il y avait 8 jours de vente (donc 1 de plus), et que la

moyenne générale des juments est en baisse de 18%, ce qui est un chiffre

alarmant.

Pour illustrer ce bilan contrasté, le nouveau

boss de Goffs, le dynamique Henry Beeby, se livra à un numéro d’équilibriste,

distillant le chaud et le froid avec un talent reconnu. En particulier, il a

comparé ces ventes à 2 mi-temps d’un match de football ou de rugby, l’une

positive et l’autre négative, comme cela arrive effectivement dans le sport où

il est difficile de rester au top tout le temps...

Effectivement, il y eut deux temps dans ces

ventes, deux temps qui étaient en fait déterminés par la qualité des sujets

offerts aux enchères. En ce qui concerne les foals, Beeby a retenu à juste

titre les sessions de Mercredi et Jeudi (les 2 derniers jours des foals), qui

ont été deux sessions solides où les bons animaux ont trouvé preneurs à des

prix soutenus. En ce qui concerne les juments, il a retenu les sessions de

Vendredi et Samedi qui ont été correctes, à l’inverse de celle de Dimanche qui

fut indigeste avec de nombreux rachats.

Et pour justifier cette partition dans

l’analyse, Henry Beeby a stigmatisé la surproduction qui frappe la scène

irlandaise, lieu d’une accumulation sans précédent de reproducteurs de faible

qualité qui finissent par mettre en grande difficulté les petits éleveurs

irlandais qui les détiennent.

Ce qui explique le mot qu’avaient à la bouche

tous les observateurs sérieux de ces ventes : «very selective» ! C’est-à-dire

que le marché ne retient que les animaux d’un certain niveau (modèle et/ou

pedigree), rejetant vers la non-valeur ceux qui ne remplissent pas des

exigences minimales. Et c’est exactement à cette réalité qu’ont été confrontés

les vendeurs irlandais qui ont dû racheter un nombre important des leurs sujets

présentés, ou qui ont diminué drastiquement leurs prétentions pour réussir à

les écouler. De telle sorte que la moyenne s’est trouvée affectée, diminuant de

17% par rapport aux mêmes ventes de l’année dernière.

En privé, les organisateurs déploraient

l’attrait concurrentiel de la Livre anglaise (50% plus forte que l’Euro), qui

aurait conduit les meilleurs sujets d’élevage irlandais a être proposés la

semaine suivante à Newmarket, avec la perspective d’une recette plus

substantielle pour les vendeurs.

Nous aurons une vue plus certaine sur ces

ventes d’élevage européennes après Newmarket et Deauville, ces deux dernières

places proposant chacune un nombre record de sujets aux enchères.

 

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