« romanet, prénom louis »

Autres informations / 19.12.2007

« romanet, prénom louis »

MEDIAS

 

 

Voici

le titre du film-documentaire réalisé par Christian Alba sur Louis Romanet, qui

a été projeté en avant-première à un parterre choisi le mardi 18 décembre au

cinéma du Drugstore Publicis. Mais vous le retrouverez sur Equidia le vendredi

21 décembre à 20h45. Mayeul Caire, directeur de JdG, a également cosigné ce

moyen-métrage de 52 minutes.

 

Réaliser un portrait

n’est jamais évident. Christian Alba et Mayeul Caire ont envisagé différents

scénarios, différentes manières de présenter, par touche ou de manière

linéaire, la saga de la famille Romanet. Au cinéma, nous parlerions par exemple

de film choral (avec plusieurs visages et destins en simultanée) ou de biopic

(approche proprement biographique et souvent plus académique).

Le résultat est autre. En

filant les pas de Louis Romanet dans ce qui restera son dernier prix de l’Arc

de Triomphe à la Direction

de France Galop, les auteurs offrent aux spectateurs de découvrir par

flash-backs successifs les grands moments de l’histoire mêlée de la famille

Romanet et des courses françaises aux XXe et XXIe siècles.

Christian

Alba nous a dévoilé les coulisses de ce tournage.

 

JdG.-

Quelle est l'idée générale du film?

Christian

Alba.- L'idée qui, je

crois, a été proposée par Eric Brion (directeur général d'Equidia, ndlr), était

de faire un documentaire retraçant la carrière de Louis Romanet. Nous nous

sommes appuyés sur une histoire : le dernier prix de l’Arc de Triomphe

auquel était associée directement la famille Romanet grâce à Louis (son

grand-père a été à l’initiative de la grande épreuve en 1920, ndlr). Il

s’agissait de suivre celui-ci durant quatre ou cinq jours autour de la grande

épreuve. Louis raconte son histoire. Comment il est arrivé là à travers

l'histoire de sa famille. Il y a peu d'images d'archives : seulement des

images fortes comme certaines de mai 68, car Louis raconte aussi une partie de

sa jeunesse et notamment cette période où il était étudiant à Nanterre.

 

JdG.-

Comment le tournage s'est-il déroulé?

Nous avons interviewé une

trentaine de personnes liées professionnellement à Louis Romanet, dans des

lieux très différents : nous sommes allés à Ascot, à Deauville, à

Chantilly, à Longchamp bien entendu pour l'Arc et au siège de France Galop. Le

tournage a duré une dizaine de jours avec Louis Romanet, de façon très ouverte.

Nous avons commencé à travailler sur ce film au mois de juin et nous avons

terminé en novembre. Ensuite, nous avons dû faire un gros travail de montage

avec beaucoup de rushs (séquences enregistrées, ndlr) et d'interviews... Il

s'agissait de monter une continuité tout en captant la curiosité des

spectateurs.

 

JdG.

- Quelles étaient vos craintes avant de commencer le tournage? Qu’en avez-vous

appris ?

Je sais que la crainte de

Louis Romanet était de faire un film académique et « ennuyeux ».

C'est une appréhension que je partageais. Lorsque le sujet au départ n'est pas

un sujet « fun », il faut le rendre captivant. Louis Romanet sait

très bien raconter sa vie : c'est passionnant ! Nous n'avons pas

rencontré de problèmes particuliers pendant le tournage. Il s'est rendu très

disponible même si le rythme était rapide et même si, par pudeur, il ne se

livre jamais complètement. Le tout s’est révélé très agréable à réaliser. Et on

découvre un Louis Romanet différent. S’il peut paraître un peu dur au premier

abord, dans sa position d’homme de décisions, il est en fait réellement

abordable, compréhensif et à l'écoute. Cela a été, pour moi, une vraie

découverte.