Rome à la côte

Autres informations / 18.12.2007

Rome à la côte

LUNDI À CAGNES-SUR-MERDE

La ligne de la Grande Course de Haies de Rome

(Gr1) était décidément la bonne, au cours de cette journée, puisque le lauréat

de l’édition 2006, Or ou Argent (Mansonnien) a remporté le Prix de la Promenade

des Anglais sur les haies tandis qu’Imperial Secret (Imperial Ballet),

troisième à Rome, a largement dominé le Prix Guy du Faur de Pibrac pour ses

débuts sur le steeple.

Entraîné par Jean-Michel Lefebvre (lire son

interview en page 4) pour l’écurie Jean-Claude Laisis, qui s’est portée

acquéreur du cheval pour 13.000€ en mars 2005 grâce à Guy Petit, Or ou Argent

avait déjà gagné ce handicapQuinté+ en 2006. Absent depuis son triomphe romain,

il n’a pas pour autant tremblé au moment décisif avec ses 72 kilos, contenant

sûrement un Celtix (Linamix) hésitant sur le plat. « Nous ne voulions pas lui

donner de rentrée avant, a expliqué Guy Petit, parce qu’il aurait dû courir

dans des conditions difficiles. Il a donc été arrêté après Rome, en février

dernier, et nous l’avons repris pour ce meeting, qui lui convient très bien. Il

a huit ans, mais devrait pouvoir faire encore trois ou quatre hivers ici pourvu

qu’on le ménage. M. Laisis l’a parfaitement compris et nous suivons cette logique.

Nous visons maintenant la Grande Course de Haies de Cagnes, et peut-être encore

Rome ensuite. C’est un cheval tout neuf. »

Bien qu’effectuant une rentrée après dix mois

d’absence, sous une très lourde charge, Or ou Argent s’est brillamment imposé.

Bravou a rapidement pris le train à son compte passant une première fois aux

tribunes devant Altamirano, Or ou Argent, Tito Trinidad, Saintongeais,

Naperrichois et Makaho de la Roque, tous bien groupés. Le train était assez

sélectif dans la ligne d’en face toujours sous l’impulsion de Bravou qui était

légèrement détaché de Naperrichois, côté corde, lui-même flanqué d’Altamirano.

Saintongeais, Tito Trinidad et Or ou Argent

venaient ensuite devant Fabulously et Makaho de la Roque, en dehors. Celtix et

Pouchki de Somoza fermaient la marche. Pour revenir aux tribunes, les positions

n’avaient pas varié mais Bravou n’allait pas tarder à être rejoint par

Saintongeais et Altamirano. Makaho de la Roque cédait totalement dans la ligne

d’en face au contraire du favori, Celtix, qui entamait un bon rapproché, en

dehors. Neo Barres et Héliodor étaient en retrait. C’est un peloton bien groupé

qui abordait l’ultime tournant mais Or ou Argent passait à l’attaque relayant

aussitôt Altamirano, sur ses fins. Bravou répondait bien à cette attaque au

contraire de Saintongeais qui allait progressivement rentrer dans le rang.

Celtix s’annonçait, en dehors. Or ou Argent ne rencontrait aucune opposition

sur le plat s’imposant avec brio malgré la belle fin de course de Celtix, net

deuxième. Venu en progression, Océan du Cochet concluait plaisamment à la

troisième place devant un courageux Bravou. Compagnon de couleurs du lauréat,

Taviano s’est mêlé à la lutte pour les accessits au saut de l’avant-dernière

haie, devant finalement se contenter de compléter la bonne combinaison du

quinté. Pouchki de Somoza a bien conclu, en léger retrait.

DOUBLÉ FOUIN

Yannick Fouin a remporté les deux courses à

réclamer du programme, portant à trois son nombre de victoires depuis le début

du meeting de Cagnes. Réclamée 14.200 € pour l’écurie Camille Garnier en

octobre, la 4ans Rouvraie (Anabaa) s’est imposée facilement aux dépens de

l’animateur Piton (April Night) sur le steeple du Prix du Général du Corail.

JeanPaul Sénéchal, propriétaire du second, a cependant investi dans la gagnante

via Thierry Civel, qui l’a emportée pour 18.111€. En revanche, l’écurie Camille

Garnier a conservé Ring of Roses (Vettori), bonne gagnante sur les haies du

Prix Ubu III pour l’entraînement de Yannick Fouin, également 3e avec Dreamao

(Mull of Kintyre).

Moins bonne nouvelle pour finir à l’écurie

Fouin puisque le jockey-maison Sylvain Dehez est tombé dans la dernière. Sonné,

le jockey se plaignait de la cheville droite. Une journée de repos suffira

peut-être à oublier cet accident.