Une race prospère se fait entendre

Autres informations / 03.12.2007

Une race prospère se fait entendre

A.G. DES AQPS

Comme chaque année, l’Assemblée Générale des

AQPS a bien rempli la tribune présidentielle d’Auteuil, dimanche, où le

président Michel de Gigou recevait notamment François Roche-Bruyn, directeur

des Haras Nationaux, Charles de Certaines, chef du Bureau de l’élevage à la

Sous-direction du Cheval, Emmanuelle Bour, Directrice générale de France Galop,

et Nicolas Landon, qui officiait pour la dernière fois en tant que président du

Conseil de l’Obstacle, ce qui a donné lieu à un hommage.

Michel de Gigou a pu dresser un bilan de

l’activité de l’association en 2007 et noter que 1.568 AQPS étaient déclarés à

l’entraînement au 1er novembre, soit une hausse de 80 chevaux vis-à-vis de

l’année dernière. Il a en revanche regretté que les programmes de plat régional

soient parfois mal agencés, notamment en raison du souci de chaque société de

composer son propre calendrier, et ce malgré le concours des services de France

Galop.

La hausse de 4% des allocations programmées en

2007 doit servir à harmoniser les prix existants et à doter davantage le

challenge des 4ans organisé dans l’Est, notamment. Le trop plein des courses de

3ans en fin de saison amène aussi une réflexion sur la dotation de ce        programme.

Faut-il créer de nouvelles épreuves ou disposer

d’un fonds pour dédoubler les plus pleines ?

En obstacle, on note de plus en plus d’AQPS de

3ans au meilleur niveau. Selon Michel de Gigou, qui a élevé un de ces sauteurs

précoces, il ne faut pas pour autant développer un programme réservé

spécifique, les sujets les plus doués dès leur jeune âge étant de taille à

affronter les pur-sang. Il faut aussi veiller à maintenir la spécificité de l’AQPS,

sans

laquelle un programme réservé perd de sa

valeur.

Sur les questions sanitaires, il a été rappelé

qu’il convenait de suivre les procédures adoptées sur le modèle des pur-sang,

mesures dont l’intérêt a été prouvé par l’apparition l’été dernier d’un foyer

d’artérite en Normandie. Le règlement du stud-book des AQPS doit aussi être

davantage étudié par tous, car si la commission ad hoc « rattrape » quelques

cas particuliers, il ne s’agit pas d’un acquis.

Les résultats des élections à France Galop a

aussi été évoqué. Après s’être félicité des résultats obtenus au niveau

national comme régional par la liste du syndicat des Éleveurs, à laquelle sont

associés les AQPS, le Président a rappelé que

« gagner sur le terrain ne suffit pas. À France

Galop, le bureau (Conseil d’Administration, ndlr) décide de presque tout. Deux

représentants des éleveurs peuvent en faire partie. Ces deux membres pourraient

venir de notre liste. Dans le cas présent, je ne reproduirai pas ce que j’ai

fait lors de la dernière élection, où je ne me suis pas présenté par fidélité à

Charles-Henri de Moussac, avec lequel je m’étais engagé. Je serai donc candidat

à un siège au Conseil d’Administration de France Galop. »          

Emmanuelle Bour a pu ensuite rappeler les

tenants et les aboutissements des négociations car c’est bien de cela qu’il

s’agit menées par la France auprès de la Commission européenne à propos de la

remise en question du monopole exercé en France sur les jeux. Une commission ad

hoc a été nommée et elle devrait remettre le fruit de ses réflexions, menées

avec le concours des sociétés de courses et du PMU, dès mars prochain, pour que

la nouvelle donne soit connue avec l’accession de la France à la présidence de

l’Europe, à partir de juillet.