Trop de propriétaires en irlande ?

Autres informations / 26.01.2008

Trop de propriétaires en irlande ?

Willie

Mullins, un des m e i l l e u r s e n t r a î n e u r s d’obstacle irlan  dais, et un visiteur  régulier d’A u t e u i l, s’e x p r i m a i t

dans l’édition hivernale de la revue « Trainer » à propos d’un p a r a d o x e

auquel l’Irlande est confrontée :

« Nous

avons probablement trop de proprié  taires et trop de chevaux à l’heure actuelle.

Nous nous trouvons dans l’obligation de faire des arbitrages dans nos écu  ries parce qu’il n’y a pas assez de courses et

d’allocations pour les effectifs que nous entraînons. Si nous voulons gar  der un niveau de prix décent, nous ne pouvons

pas nous permettre d’élargir notre programme, ce qui nous oblige  rait à saupoudrer – Nous avons connu ça ! Tout

le monde a fait un effort pour que les allocations soient bonnes, et elles le

sont aujourd’hui. Mais comme à présent, les gens peuvent acheter un cheval pour

trois ou quatre mille euros et courir pour dix mille, nous avons trop de

chevaux. Les courses, c’est croiser le meilleur avec le meilleur pour obte  nir le meilleur, et je ne vois pas pourquoi

nous récompen  serions ceux qui n’y

arrivent pas.      

TROP DE

PROPRIÉTAIRES…

Chacun a le

droit de faire ses preuves en course, mais je ne crois pas qu’il faille donner

de fortes allocations à des che  vaux au

seul prétexte que quelqu’un les a mis à l’entraînement. Il faut une limite.

Nous ne pouvons simple  ment pas amortir

toute la production. Ce n’est pas la mission des courses. (…) On a toujours

besoin de nouveaux proprié  taires mais

nous en avons déjà beaucoup en ce moment et nous produisons trop de chevaux. Je

ne veux pas critiquer les éleveurs, ils peuvent bien faire naître 20.000

poulains par an s’ils le veulent, mais nous ne pouvons nous occuper que de six

à huit mille chevaux en Irlande. »

Même si la

situation en France est très différente, en tout cas pour ce qui concerne le

nombre de propriétaires et la dimension de la « surproduction » nationale, ces

quelques réflexions ne sont pas sans enseignement.