Ventes de keeneland : mardi à l'image du lundi.

Autres informations / 10.01.2008

Ventes de keeneland : mardi à l'image du lundi.

Ce mardi

a vu s'envoler les lots de qualité vers des prix qui n'étaient pas escomptés

par les vendeurs. À l'instar du lundi, le top du marché s'est particulièrement

bien vendu, et cette hausse tire la moyenne et la médiane vers des chiffres en

grande progression pour l'ensemble de la vente. Cependant, affichant une

lucidité et une réserve inaccoutumées, Geoffrey Russell, le directeur des

ventes, considère que le mardi, malgré ses grands numéros plus nombreux, a été

en fait une répétition du lundi : quelques stars qui nagent dans les hautes

sphères, et le marché intermédiaire et moyen qui avoue des difficultés réelles.

Donc, y compris pour les organisateurs, il s’agit d’un marché très contrasté

qui semble se séparer entre une 

difficile à vendre et des fleurons qui brillent, pour reprendre

l'expression employée par le directeur de ventes. Cette inquiétude traduit la

prise de conscience américaine des effets de la surproduction sur leur marché.

C'est pourquoi une atmosphère bien tiède régnait à Keeneland en dépit des très

bons chiffres réalisés par les tops et par la dispersion de Cynthia Phipps, une

des branches de la grande famille de l'élevage américain.

 

CONCENTRATIONS

EUROPEENNES

Manager

du Haras de Coulonces, Anna Sundstrom a confirmé une forte activité européenne,

toutefois très spécifique selon elle : « Vous achetez un cheval 100.000$ ici,

a-t-elle déclaré dans les colonnes du Thoroughbred Times, et cela ne fait que

50.000£… Bien sûr, si vous devez revendre en Europe, vous devez chercher un

pedigree européen, et nous regardons tous les mêmes chevaux. Les acheteurs

européens sont tous là quand un de ces numéros est sur le ring. » Toujours au

sujet de la revente, mais avec un oeil plus domestique, Geoffrey Russel a

précisé : « Les pinhookers visent le top. Ce qu’ils cherchent n’est pas facile

à trouver. L’offre en jeunes yearlings conformes à leurs critères de sélection

est très limitée. Ils enchérissent donc sur les mêmes numéros et les font

grimper. Mais dans les deux catégories en-dessous, les poulains ne font pas

leur prix. Ils ne se vendent pas du tout. »