Sylvain guillot : « tout change très vite, ici »

Autres informations / 28.02.2008

Sylvain guillot : « tout change très vite, ici »

Comme annoncé

dans notre précédente édition, l’entraîneur Sylvain Guillot a été invité à

s’installer à Doha, précisément sur l’hippodrome d’Al Ryan. Il est arrivé sur

place la semaine dernière après avoir passé l’hiver à Cagnes avec les chevaux

de Yannick Fouin. Nous l’avons rencontré mercredi soir sous le soleil du Qatar

à l’occasion de la première des deux réunions de gala de ce mini-meeting. Il a

bien voulu nous donner quelques détails sur cette nouvelle aventure…

JdG. - Comment avez-vous été contacté

pour vous installer au Qatar ?

Sylvain

Guillot. - J’étais venu dans la région en novembre dernier pour prendre

quelques contacts et j’ai présenté mon CV. Mais c’est du Sud-Ouest de la France qu’est venue cette

occasion, par l’intermédiaire de Hassan Mousli, qui élève dans cette région et

a notamment fait naître Saklawi Jardane. C’est lui qui m’a parlé de cette

opportunité : M. Moubarak Al Naimi, éleveur d’arabes au Qatar, mais aussi

client de notre élevage, cherchait un entraîneur français pour regrouper ses

pensionnaires sous la responsabilité d’une seule personne. Il voulait un

Français en raison des bons résultats de mes compatriotes dans la région et

parce qu‘il compte développer son écurie. Ça s’est fait très vite ! J’ai une

dizaine de chevaux, dont deux pur-sang, répartis dans différents boxes du

centre d’entraînement, qui est déjà bien plein ! Nous partons de zéro.

- Quelle expérience des arabes purs

avez-vous ?

- Je n’en ai

jamais entraîné mais j’en ai beaucoup monté. Ce n’est pas le plus difficile. Ce

qui change beaucoup ici, c’est le climat, naturellement mais aussi le

personnel, l’alimentation. On donne surtout des aliments fabriqués, ici, et

très peu d’orge et d’avoine, par exemple. Et tout change très vite. Les Qataris

ont de grandes ambitions et ils veulent développer leur programme de pur-sang.

J’ai déjà passé plusieurs hivers dans le Golfe, à l’époque où je montais pour

Godolphin France. Pour l’instant, il faut surtout bien organiser l’écurie

- Vous allez d’ailleurs être rejoint par

Norbert Jeanpierre…

- Oui, il va

monter pour nous jusqu’à la fin de la saison, en mai. Ensuite, nous verrons.

J’ai commencé à utiliser les pistes de l’hippodrome et le matériel est bon. Je

ne suis pas encore allé très vite mais ça se présente bien.