Tetiere : regions

Autres informations / 05.02.2008

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ASSEMBLÉE

GÉNÉRALE DES ÉLEVEURS DU SUD-OUEST

Plusieurs

initiatives intéressantes ont été dévoilées lors de l’Assemblée générale du

Syndicat des Éleveurs du Sud-Ouest, samedi soir sur l’hippodrome de Pau. Plus

de cent cinquante personnes ont assisté à l’exposé d’Yves Frémiot, président de

l’association, entouré notamment du président national Bernard Ferrand, de

Thierry Delègue pour France Galop, et de Bernard Salvat pour Arqana.

Bernard Ferrand

a notamment évoqué son intention de prendre contact avec « une grande

banque nationale » pour faciliter les syndications et les investissements dans

des poulinières en régions. Cet accord pourrait être également utile lors de

négociations avec de grands haras étrangers – il a cité Coolmore et Darley –

pour encourager le stationnement d’une noria de bons étalons sur le sol

français. Ne pouvant se montrer trop loquace à l’avant-veille du Conseil

d’Administration de France Galop et deux jours avant le Comité de son Syndicat

(mercredi 6), il a néanmoins dévoilé un projet de modifier la notion de

« nés et élevés » dans les programmes en « conçus » pour

faciliter l’installation d’étalons en France. Une rencontre de l’association et

des dirigeants d’Arqana est programmée par la suite, réunion au cours de laquelle

des outils d’aide à la vente et à la préparation des vendeurs pourraient se

dessiner.

Thierry

Delègue, Directeur Général adjoint de France Galop en charge des courses et des

sites, pour sa part, a rappelé qu’un tiers du Comité et un tiers de son Conseil

d’Administration avaient été renouvelés le 19 décembre, ce qui témoigne d’un

réel changement, dont le président Rothschild a tenu compte. Il a rappelé les

trois axes de la politique de France Galop pour les quatre années à

venir : garantie du financement de la filière, évolution de notre offre et

de notre sport pour répondre aux attentes d’aujourd’hui, et nouveau Longchamp.

La libéralisation des jeux peut devenir une opportunité pour les courses

françaises de conquérir une Europe où les courses ont été saccagées, a-t-il

estimé.

Le plan de

soutien à l’élevage n’a pas rencontré, selon Thierry Delègue, le succès qu’on

pouvait en espérer. Les requêtes ont été trop peu nombreuses et le Directeur a

encouragé les éleveurs à se renseigner sur la question. Enfin, en écho à une

question d’un éleveur réclamant davantage de courses fermées aux seuls chevaux

français, Thierry Delègue a rappelé qu’il était impossible de solliciter une

part supérieure à 20% des allocations, d’une part, et des primes, d’autre part,

aux produits de notre élevage sans contrevenir aux normes européennes en la

matière.

Bernard Salvat

a pu ensuite préciser la méthode de sélection d’Arqana après un panorama des

ventes européennes, cadre dans lequel Deauville fait un peu figure

« d’îlot de prospérité » avec ses succès en 2007. En effet, si le

haut de gamme anglais s’est très bien maintenu, la plupart des autres créneaux

ont enregistré des résultats décevants, sinon mauvais, avec un fort taux de

rachetés dans les catégories les plus basses. Il a aussi souligné l’importance

d’avoir une sélection internationale les deux premiers jours des ventes d’août

à Deauville, le contingent européen servant de « locomotive ».

Directeur du

Syndicat des éleveurs, Patrice Renaudin a évoqué les trois

« misères » européennes auxquelles l’association, et plus

généralement les éleveurs, étaient exposés : la remise en cause de la TVA à

5,5% pour les chevaux de course, la réglementation sur les transports et la

garantie de conformité. Si des espoirs demeurent pour le maintien du taux

actuel de la TVA, il faut en revanche faire agréer le plus vite possible les

personnels possédant assez d’expérience pour obtenir un statut de convoyeur,

désormais obligatoire pour transformer plus d’un cheval sur plus de 50km…

Concernant l’ubuesque garantie de conformité, s’agissant des chevaux de

courses, elle ne s’applique heureusement pas aux ventes aux enchères.

Toutefois, dans le cadre des cessions à l’amiable, Patrice Renaudin a conseillé

de dresser un contrat de vente excluant la garantie de courir en cas de cession

d’un cheval de course, sauf à s’exposer à une remise en cause de la transaction

jusque 2ans après sa réalisation si le cheval n’a pu courir.