Retour gagnant de vitray

Autres informations / 20.05.2008

Retour gagnant de vitray

 

Lundi 19 mai, Auteuil. Après une expérience peu concluante en

Grande-Bretagne, où son propriétaire David-James Jackson l’avait envoyé après

l’avoir acheté chez Jehan Bertran de Balanda, Vitray (Morespeed) retrouvait Auteuil. Ce retour sur les haies du

Prix Mélinoir interrompait une absence de dix-huit mois des programmes français.

Entraîné outre-Manche par Paul Nicholls, il n’a pas réussi sa reconversion sur

le steeple à l’anglaise. Les couleurs de David-James Jackson avaient été portées

il y a quelques saisons par Le Sauvignon, propre frère de Vitray au destin

tragique.

Ce fut une

judicieuse initiative, puisque six semaines après avoir retrouvé Jehan Bertran

de Balanda, pour lequel il avait déjà pris la deuxième place du Prix Jacques

d’Indy (Gr3) en mars 2006, le 6ans s’est offert Green Castle (Green Tune), qui lui rendait deux kilos par le jeu de

la décharge.

« J’étais très heureux de le

retrouver et je suis aussi très content d’avoir pu gagner avec ces couleurs (celles de David-James Jackson, ndlr) à Auteuil, a déclaré Jehan Betran de

Balanda. Je ne sais pas encore ce que

nous allons pouvoir courir mais je le crois capable de monter de catégorie et

de réussir à un très bon niveau. »

Green Castle se

serait peut-être imposé sans sa grosse faute à la dernière haie, et il a perdu

l’avantage dans les vingt derniers mètres, mais son entraîneur Guy Cherel a bon

espoir de le voir réussir en steeple, son vrai sport : « Les haies, il s’en fiche, a-t-il

expliqué. Il passe en force. Je devais le

courir en steeple mais il faisait trop chaud à ce moment-là et j’ai préféré

remettre ça. Je suis aussi très content de mon demi-sang, Playing (Astarabad), qui

revient d’Irlande et court très bien, seulement huit jours après son

retour. » Troisième dans le tournant final, le partenaire de Gaëtan

Taupin, lauréat du Prix Duc d’Anjou (Gr3) lors de sa dernière sortie, en mars 2007, a finalement dû se

contenter de la cinquième place.

Rentrant après

vingt mois d’absence, Kiko (Poliglote)

s’est montré très accrocheur pour finir après avoir semblé débordé dans le

dernier tournant. « Il a repris son

mors de lui-même, a noté Hervé Barjot,

et a semblé apprécier de retrouver Auteuil. Nous voulions qu’il fasse une bonne

rentrée avant son prochain objectif et il nous a ravis. »

 

PAT’riote

retrouvÉ

Lundi 19, Auteuil. Tombé lors de sa dernière sortie de

l’année 2007, sous la tempête à Auteuil, Pat’Riote

(Arnaqueur) se retrouvait confronté à un lot d’AQPS plutôt relevé sur le

steeple du Prix Jasmin II. Toutefois, le pensionnaire de Marcel Rolland a

sûrement dominé les débats dans la phase finale, tenant en respect un rival

plutôt conséquent en la personne de Paon

du Houx (Le Balafré), qui lui rendait deux kilos mais avait déjà couru deux

fois cette année. Cette victoire n’a pas été sans émotion pour autant car le

représentant d’Antoine-Audoin Maggiar n’a pas tout sauté comme il faut, et un

cheval en liberté a chuté devant lui à la double-barrière !

Élevé dans la Nièvre par Jacques Cyprès

et Laurent Couétil, le cadet de la bonne Oranie

Jolie (Vidéo Rock) avait attendu le retour de la belle saison pour son

retour : « Sa dernière sortie

l’an dernier était très mauvaise et nous l’avions mis sur le compte du terrain,

a expliqué Marcel Rolland. Il avait

cependant beaucoup de travail. Il a pas mal sauté avant ce retour car c’est là

qu’il pèche souvent. Mais il est brutal et il a franchi le mur n’importe

comment. »

« Il y a du mieux, a cependant noté son pilote Régis

Schmidlin. C’est lorsque je l’ai débordé

qu’il a fait cette faute au mur. Il a un gaz terrible. S’il sautait mieux, ce

serait quelque chose ! »

Marcel Rolland

envisage maintenant une Listed race pour 4 et 5ans, toujours sur le steeple,

plutôt que de rejoindre directement sur les meilleurs.

 

PULIGNY

MONTRACHET A DE LA JAMBE

Lundi 19, Auteuil. Dans le groupe de tête depuis le début

sur les haies du Prix René Pelat, course de pouliches de 3ans, l’AQPS Puligny Montrachet (Robin des Champs) a

confirmé sans problème sa précédente victoire sur cette piste. La représentante

de Philippe Peltier s’en est allée dès le tournant final et n’a pas été

inquiétée malgré une faute à l’avant-dernier obstacle, sa suivante Provence (Subotica), AQPS elle aussi,

se montrant pour sa part fautive à la dernière. Elle devait d’ailleurs perdre

la deuxième place sur le plat au bénéfice de Loulia (Cricket Ball), qui a maintenu son effort tout le dernier

kilomètre.

Achetée foal en

Saône-et-Loire chez Guy de Villette « pour faire une mère », selon

Philippe Peltier, Puligny Montrachet est une sœur du bon Orvallée (Bulington) et elle est très estimée par

l’entraîneur : « Elle a débuté

sagement et a confirmé ses bonnes dispositions la dernière fois, a-t-il

noté. Mais elle fait encore beaucoup

mieux aujourd’hui. Elle possède un gros potentiel mais elle a encore des

courses à sa disposition face aux seules femelles avant d’aller contre les

mâles. Elle est destinée au steeple. Elle est déjà dressée et ne devrait pas

poser de problème. »

La métronome

Provence, pour sa part, doit rester en haies pour l’instant.

 

QUOQUO SAUTE

SUR LE STEEPLE

Lundi 19, Auteuil. Battu à chacune de ses trois sorties en

haies, mais toujours sur le podium, Quoquo

de Chalon (Robin des Champs) s’est imposé pour ses débuts en steeple dans

le Prix Samour. Le pensionnaire de Jacques Ortet a vite pris les devants avant

d’être relayé par Qualia Grandchamp

(Nikos), qui a animé la course ensuite. Le partenaire de Christophe Pieux l’a ensuite

dépassée à la Double

barrière pour s’en aller vers un facile succès tandis que Hollywood Express (Alamo Bay) prenait la deuxième place à Amnos (Limnos), toujours pointé en

bonne place. « Je l’aime bien, a

déclaré Christophe Pieux à propos du lauréat. Déjà, pour ses débuts ici, lorsqu’il a terminé troisième (de

Quartel, en mars dernier, ndlr), il

m’avait fait bonne impression. »

 

 

Encadré : La phrase du jour

 « Il

a un gaz terrible. S’il sautait mieux, ce serait quelque chose ! » Régis Schmidlin à propos de Pat’Triot.


 

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