Florilege du printemps

Autres informations / 10.06.2008

Florilege du printemps

 

LEURS MEILLEURS

MOMENTS DU PRINTEMPS CLASSIQUE : MORCEAUX CHOISIS

S’il fallait n’en gardé qu’un…

s’il ne fallait garder qu’un souvenir du printemps classique français en plat, quel

serait-il ? Rencontrés à Longchamp, quelques professionnels ont bien voulu

dévoiler leurs sentiments sur ce premier semestre.

 

ZARKAVA, UNE POULICHE EXCEPTIONNELLE

Philippe Demercastel, entraîneur. « Zarkava (Zamindar) m’a ébloui. C‘est une pouliche d’exception.

Je pense qu’elle est intelligente car elle a su gérer son stress lors d’un

grand rendez-vous comme le Prix de Diane où elle est apparue très calme.

Christophe Soumillon sait qu’il peut se permettre d’éviter les problèmes de

trafic en venant en dehors des autres. Elle était isolée en pleine piste dans

le classique cantilien et pourtant… Il y a 20 kilos d’écarts entre elle et les

autres ! »

 

MARCHAND D’OR… ET ZARKAVA

Jean-Louis Giral, propriétaire. « D’un

point de vu personnel, c’est évident, la victoire de Marchand d’Or (Marchand de

Sable) dans le Prix du Gros Chêne (Gr2) reste mon plus beau souvenir. D’un

point de vue général, je ne vais pas être très original, mais le succès de

Zarkava dans le Prix de Diane a été le plus beau moment de sport. Je pensais

qu’elle pouvait être battue car Goldikova (Goldikova) qui n’a pas fini très

loin d’elle dans la Poule

d’Essai des Pouliches (Gr1) avait trébuché en sortant des stalles et Olivier

Peslier s’était d’ailleurs foulé le pouce. Mais Zarkava a magnifiquement levé

tous mes doutes. Depuis le début de la saison, je pense que les pouliches sont

meilleures que les mâles et Natagora (Divine Light), comme Goldikova ont la

malchance d’être née la même année que Zarkava. »

 

ZARKAVA ET NATAGORA…

Claude Béniada, manager en France de l’écurie du Prince Khalid Abdullah. « Si l’on ne considère que les

performances des chevaux français sur notre sol je pense évidemment à Zarkava

dans le Prix de Diane. Elle a été tout simplement éblouissante. Maintenant,

s’il on étend notre tour d’horizon en dehors de nos frontières, Natagora a

réalisé un véritable exploit en remportant les 1.000 Guinées de bout en bout. Sa

troisième place dans le Jockey-Club représente une bonne performance d’où elle sort

grandie. »

 

…NATAGORA ET ZARKAVA !

Tony Clout, entraîneur. « S’il

fallait en choisir un ? C’est difficile, mais je ne vais pas être original

car on ne peut pas l’être. Je pense évidemment à Natagora dans les 1.000

Guinées et à Zarkava dans le « Diane ». La première parce qu’il est

très difficile d’aller battre les Anglais sur leurs terres surtout en le

faisant comme elle l’a fait, c’est-à-dire de bout en bout. La deuxième parce

qu’elle est exceptionnelle et qu’elle nous a offert un vrai moment de bonheur

dans la ligne droite du classique cantilien. »

 

DOCTOR DINO, BIJOUX DES VENTES

Marc-Antoine Berghgracht, courtier. « Mon meilleur souvenir reste la victoire de Doctor Dino

(Muhtathir) dans le Grand Prix de Chantilly (Gr2). Car c’est un cheval provenant

des ventes Arqana [il a été acheté 38.000€] et parce qu’il gagne en France

après avoir effectué une bonne rentrée à Dubaï [3e de la Dubaï Sheema Classic

(Gr1)]. Tout le monde rêve d’avoir un cheval de 6ans comme Doctor Dino avec

lequel on peut voyager. »

 

ZARKAVA, POULICHE COMPLETE

Aliette Forien, éleveur. « Ma

plus belle impression revient évidemment à Zarkava ! Je crois que l’on a

ici une véritable championne. Elle m’a encore plus impressionnée dans le Prix

de Diane, où elle a tenu la distance, que dans la Poule d’Essai des Pouliches.

Elle a le mental, le physique, l’accélération et elle encaisse tout. »

 

Encadré : Belle et Célèbre,

à l’automne

La performance de Belle et

Célèbre dans le Prix de Diane a pu décevoir ses partisans. Aliette Forien a

bien voulu revenir sur la prestation de son élève. « Le terrain léger a

sans doute un peu gêné Belle et Célèbre. Un constat : elle manque encore

de force au niveau de son dos. Par ailleurs, les deux courses (Saint-Alary/Diane,

ndlr) étaient peut-être un peu trop rapprochées pour elle. On la reverra maintenant

en septembre. Elle garde évidemment toute mon estime. »