Queen anne : avantage france

Autres informations / 17.06.2008

Queen anne : avantage france

Mardi 17 juin, Royal-Ascot. De retour sur la

distance qui lui convient le mieux (1.600m), Darjina (Zamindar) semble apte à renouer avec le succès dans les

Queen Anne Stakes (Gr1). Après une tentative à Dubaï dans la Dubaï Duty Free (Gr1 –

1.777m), elle a paru un peu « émoussée » dans le Prix d’Ispahan (Gr1

– 1.850m), remporté par son compagnon d’entraînement Sageburg (Johannesburg). Cette fois, sur le mile, le résultat peut

s’inverser entre les deux et Darjina aura l’avantage, sur son compagnon,

d’avoir déjà voyagé. Sageburg, s’est montré moins tendu avant le Prix d’Ispahan

qu’avant le Prix Ganay (Gr1), où il s‘était classé troisième. Il a semblé alors

avoir trouvé sa distance de prédilection montrant qu’il est un parfait compromis

entre la vitesse de son père, Johannesburg,

et la tenue venue de son côté maternelle. Sa mère, Sage et Jolie (Linamix) est lauréate de Groupe 2 sur 2.400m et est

la sœur de Sagacity et Sagamix. Il va découvrir la distance de

1.600m, mais il a montré de la vitesse et, sur un tracé comme Ascot, il faut

aussi un cheval fort, possédant un peu de tenue. De plus, il y a très peu de

groupe en Europe se disputant entre 1.700m et 1.900m, qui semble être son

créneau de distance de prédilection.

L’autre Français

en lice est Spirito del Vento

(Indian Lodge) qui vient de montrer, dans le Prix du Chemin de Fer du nord

(Gr3), qu’il n’avait rien perdu de sa vitesse « del vento ». Il

possède les moyens de s’illustrer, d’autant qu’Ascot est un parcours corde à

droite, lui qui passe pour ne pas apprécier les parcours à main gauche. La

seule inquiétude que l’on puisse avoir à son sujet est le fait qu’il coure

assez rapproché, à 9 jours. (lire l’avis de Jean-Marie Béguigné)

Concernant

l’opposition « locale », la plus dangereuse vient de la valeureuse Finsceal Beo (Mr Greeley). Ne ménageant

pas ses efforts, elle revient elle aussi sur sa distance et vient de montrer un

net regain de forme dans la

Tattersalls Gold Cup (Gr1). Venu d’Australie, Haradasun (Fusaichi Pegasus) a été assez

malheureux dans les Lockinge Stakes (Gr1), à Newmarket. Il devrait se montrer

très dangereux, d’autant que Johnny Murtagh l’a préféré à Mount Nelson (Rock of Gibraltar). Ce dernier vient de remontrer

qu’il revenait en bonne forme après avoir connu des problèmes de pieds.

Malgré

une opposition locale relevé, nos trois français possèdent tous de très bonnes

chances de s’illustrer et on est en droit d’espérer de voir les couleurs de la France briller au niveau

hippique, à défaut de la voir briller au niveau footballistique…

 

 

Encadré :

 

Jean-Marie Béguiné : « Spirito del

Vento est en pleine forme »

 

Jour de Galop. – Quelles nouvelles fraîches

pouvez-vous nous donner de Spirito del Vento ?

Jean-Marie Béguigné. – Le cheval est arrivé

dimanche soir à Ascot. Il a voyagé en camion et ferry. Moi-même, j’ai voyagé

dans la journée de lundi. Une fois sur place, je suis allé voir mon cheval. Il

était bien, très calme.

L’an dernier, après un premier succès dans le

Chemin de Fer du Nord, vous aviez choisi de lui donner un break avant

Deauville. Pourquoi avoir agi différemment cette année ?

On ne

peut pas toujours rester dans la même situation, en répétant éternellement les

mêmes plans de bataille ! L’an dernier, nous étions allés sur le Prix

Quincey (Gr2), qu’il avait gagné. Mais cette option n’est plus possible cette

année, car la course est fermée aux lauréats de Gr2. Or Spirito a remporté le

Daniel Wildenstein en octobre dernier. Sur 1600m, l’autre possibilité à

Deauville, c’était le Jacques-le-Marois, mais, comme vous le savez, il est

fermé aux hongres. Le Maurice de Gheest (Gr1), sur 1300m, est trop court pour

lui… donc nous tentons Ascot !

Le lot semble très relevé…

C’est

vrai. Mais justement, cela va être intéressant de le voir contre les meilleurs

milers d’âge actuels. Après tout, mon cheval est gagnant de Gr2. Donc il a

parfaitement le droit d’être au départ de ce Gr1. Et puis l’an prochain, il

aura un an de plus, alors il faut profiter de son bel état de forme actuel.

Quels souvenirs gardez-vous de vos précédentes

expériences anglaises ?

Plutôt un

bon souvenir de la 3e place de Saint

Andrews dans les Champion Stakes [en octobre 1987]. Il s’était très bien

comporté, à ce niveau de compétition. A l’inverse, j’ai eu des regrets lorsqu’Indian Rose a fini 4e des Oaks

[en juin 1988], car je pense que si nous avions été plus heureux, elle aurait

pu obtenir un meilleur classement…

 

 

 


 

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