Retour du jockey-club

Autres informations / 03.06.2008

Retour du jockey-club

 

Ioritz

Mendizabal : « C’est encore autre chose ! »

Moins de 24 heures après son succès dans le Prix du

Jockey-Club, Ioritz Mendizabal présentait encore et toujours le condensé des

contraires qui font sa force. Au téléphone, sa voix a une tessiture bien

connue : posée et calme. Pourtant les mots et ce que parvient à faire

passer le jockey basque laissent percer une grande émotion et, peut-être, un

(heureux) désordre intérieur. Contacté sur la route de Salon-de-Provence où le tout

nouveau triomphateur du Jockey-Club honorait deux montes, il avouait,

« c’est vraiment ce matin que j’ai réalisé ma victoire. J’ai d’abord

abordé le Jockey-Club comme une course comme une autre et je n’ai donc réalisé

que plus tard. La fin de soirée s’est passée tranquillement dans un dîner, avec

des amis. » Drôle de rebond pour un jockey qui avait voulu quitter la France et se lancer dans

une nouvelle vie à la fin de la saison dernière. « Mon souhait premier,

c’était de voir autre chose et de partir en Grande-Bretagne. Mais je n’avais

pas vraiment de contacts et le grand inconnu m’a fait reculer. » Ioritz

reconnait ne pas être totalement surpris ; il croyait profondément en la

chance de Vision d’Etat. « J’avais des nouvelles du cheval assez souvent,

lorsque je rencontrais Eric Libaud aux courses. Je savais qu’il était préparé

méticuleusement et soigneusement. M. Libaud est quelqu’un de très précis. J’ai

trouvé que le cheval avait évolué physiquement pour le Jockey. »

Concernant la course, si on reprend l’essentiel des propos, dans la

chronologie, cela donne quelque chose du genre : « J’ai vraiment crû

à la victoire à mi-ligne droite lorsque j’étais avec Natagora. J’ai eu un peu

peur à 100m de l’arrivée quand Famous Name est arrivé. Mes premières pensées ont

été pour la famille. » Ioritz Mendizabal reconnait que cette victoire est

sa plus grande. Plus grande et différente de ses deux Prix Saint-Alary (Gr1).

« C’est autre chose. C’est plus fort. Cela n’a rien à voir. » Le

geste de Jean-Claude Rouget et du Docteur Bousquet, venus le féliciter dans le

clan des vainqueurs est parfaitement inscrit dans sa mémoire. Sans emphase, on

sent que cette sincérité l’a touché.

Le succès et la gloire ont pourtant des contreparties

contraignantes, pour ne pas dire fastidieuses. « Je vais m’occuper cet

après midi de répondre à tous les messages de félicitations que j’ai reçus. Ma

boîte vocale est saturée. Cela va me prendre du temps. » Celui qui règne

actuellement dans la course à la

Cravache d’Or continue ainsi sa route sereinement. Il a

ajouté une victoire supplémentaire ce lundi à Salon-de-Provence.


 

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