Christophe lemaire : « on a pu constater ces derniers mois des problèmes de pistes récurrents »

Autres informations / 17.07.2008

Christophe lemaire : « on a pu constater ces derniers mois des problèmes de pistes récurrents »

Christophe Lemaire faisait partie des jockeys qui ont décidé

de ne plus monter après la première course, mardi, à Châteaubriant. Mercredi, à

Maisons-Laffitte, il a bien voulu revenir avec nous sur cette décision.

                « Dans

la première course, je montais Castagne et me trouvais derrière le leader que

montait Julien Augé. Son cheval a glissé de l’arrière et s’est rattrapé in

extremis. Ensuite, plusieurs jockeys parisiens et même provinciaux comme

Goulven Toupel ont signalé que la piste glissait. Comme la piste n’était pas

sûre certains jockeys ont donc décidé de ne pas prendre de risques et de ne pas

remonter. »

                « La

piste n’était pas sûre à 100%, plusieurs glissades ayant été constatées et, par

mesure de sécurité, pour les hommes et pour les chevaux, nous n’avons pas

monté. D’ailleurs, on a pu constater en obstacles que plusieurs glissades ont,

de nouveau, eu lieu et que des chevaux sont même tombés sur le plat. »

                « J’ai

été fortement déçu d’entendre que des personnes avec qui on travaille,

professionnels ou journalistes, aient fait des allusions de petites factures et

désobligeantes sur cette décision. Pourtant les images d’Equidia et de Canal +

parlaient d’elles même. Tout cela, soit par un manque évident d’intelligence,

soit par un mépris total pour les jockeys et les courses en général. S’ils

veulent un spectacle plus grisant, qu’ils se tournent vers la boxe ou le catch.

Si j’avais voulu être cascadeur à cheval, j’aurais fait un stage chez Mario

Luraschi (célèbre cascadeur à cheval) et pas chez André Fabre... »

                « Nous

sommes en 2008 à Maisons-Laffitte et j’ai le regret de constater que nous avons

des ficelles et des piquets en guise de lice… »

                « On

a pu constater ces derniers mois des problèmes de pistes récurrents

(Salon-de-Provence, les Sables-d’Olonne, Le Touquet ou encore Châteaubriant)

qui sont dus à un arrosage mal appropriés, malgré la volonté de bien faire des

dirigeants des différentes sociétés de courses. Il serait donc temps de trouver

des solutions pour qu’hommes et chevaux puissent courir dans des conditions

optimales. »