Crossharbour peut-il débarquer spirito ?

Autres informations / 19.07.2008

Crossharbour peut-il débarquer spirito ?

Samedi 19 juillet, Maisons-Laffitte. Ce qui ne

laisse pas d’étonner quand on consulte le palmarès du Prix Messidor (Gr3),

c’est la densité de chevaux de Gr1 au palmarès. Sur les seules trois dernières

années, les lauréats ont pour noms Stormy River (Verglas), Librettist (Danzig)

et Valixir (Trempolino), détenteurs de cinq groupes 1 à eux trois. Un peu plus

avant, on retrouve Fly To The Stars (Bluebird) en 1998, Septième Ciel (Seattle

Slew) en 1990 et Polish Precedent (Danzing) en 1989. C’est dans ce contexte

qu’il faut appréhender cette épreuve sur le mile en ligne droite de

Maisons-Laffitte.

 

La valeur stable et

la valeur montante

Lorsque Spirito del Vento (Indian Lodge) est bien, on sait

qu’il est capable de fins de courses renversantes. Il l’a encore montré dans le

Prix du Chemin de Fer du Nord (Gr3) à Chantilly le 8 juin. Valeur sure et

stable dans le créneau Gr3/Gr2, Spirito a montré ses limites à Ascot dans les

Queen Anne Stakes (Gr1). Face à lui, c’est Crossharbour (Zamindar) qui

focalisera toute l’attention. Ce 4ans tardif est invaincu en trois sorties en

2008. Sa progression est régulière et parfaitement orchestrée par André Fabre. Ce

frère de Rail Link (Dansili) vient de dominer dans la Coupe (Gr3) des performers

sérieux tels que Spirit One (Anabaa Blue) et Boris de Deauville (Soviet Star).

Soit, il s’est pour l’instant montré efficace sur la seule distance 2.000m.

Mais le parcours en ligne droite, qui exige une réelle tenue, devrait lui

convenir à merveille. Le match Spirito del Vento contre Crossharbour, c’est un

peu « pointe de vitesse acérée » contre « tenue assurée ».

 

Les 3ans audacieux

Il faut remonter à Panis (Miswaki) pour retrouver un 3ans à

la première place du Prix Messidor. C’était en 2001. Ils sont deux, cette année

à tenter l’aventure. Si la présentation de Salsalavie (Fly To The Stars) est

logique pour ce lauréat de Listed et placé de Gr2 (4e du Prix

Greffulhe), elle ne représente, a priori, pas de très grands dangers pour les

favoris. En revanche, la présence d’Indian Daffodil (Hernando) peut, un peu

plus, brouiller les cartes. Ce poulain estimé par Jean-Claude Rouget vient de

retrouver le chemin du succès dans le Prix Daphnis (Gr3), à Longchamp sur

1.800m. Le lot appelait quelques bons 3ans comme In Chambers (Oasis Dream),

l’italien Farrel (Fruits of Love) ou Murcielago (Spinning World). Trop tendre

au début de l’année sur des terrains excessivement lourds pour ses aptitudes,

Indian Daffodil peut maintenant réellement montrer son visage. Raccourci sur

1.600m, ce proche parent d’Indian Jones (Danehill) et Indian Danehill

(Danehill) doit avoir encore progressé sur ses dernières sorties. Son

entraîneur a opté pour cet engagement en lieu et place d’une tentative dans le

Prix Jean Prat (Gr1). Une solution de sagesse synonyme aussi de réelles

ambitions.

 

La curiosité Light

Green

La présente édition compte une titulaire de Gr1, Light Green

(Blush Rambler), recrue brésilienne qui a intégré les boxes d’Alain de Royer

Dupré il y a quelques semaines. Ces performances sont devenues tout à fait

respectables depuis le boom des chevaux sud-américains sur la planète turf.

Invasor (Candy Stripes – Dubaï World Cup, Gr1) a montré une voie dans laquelle

nombreux sont ceux à s’y être engouffrés. Light Green n’a pas couru depuis le

29 mars et une 4e place dans un Gr2 à Dubaï. Combinée à sa

découverte des courses françaises, cette rentrée est nécessaire pour la voir,

ensuite, sous son meilleur profil. C’est d’ailleurs la réserve émise par Alain

de Royer Dupré à notre confrère Paris-Turf, « il est possible qu’elle ait

besoin d’un parcours d’adaptation. »

 

Alamanni pour

l’Italie

Bonne pouliche à 3ans l’an dernier (4e Premio

Lydia Tesio, Gr1), Alamanni (Elusive

Quality) vient de triompher dans une épreuve à conditions à Milan. Sa carte

semble néanmoins un peu légère face une opposition expérimentée. Ses chances

d’effacer les derniers échecs italiens (Farrel et Senlis dans le Prix Jean

Prat, Cima de Triomphe dans le Grand Prix de Paris) apparaissent ici plutôt

minces.

 

Racinger, le retour

Passé dans le giron d’Hamdam Al Maktoum lors des dernières

ventes de l’Arc, Racinger (Spectrum) ne s’est finalement pas adapté à Dubaï et

a retrouvé les boxes de Freddy Head (voir JDG du 16 juillet). Quatrième de

l’édition 2006 de cette épreuve, à l’âge de 3ans, à une tête derrière Manduro

(Monsun) ( !), il effectue une rentrée après quatre mois sans compétition.