Deauville aime les 2ans

Autres informations / 03.08.2008

Deauville aime les 2ans

Dimanche 2, Deauville. Le meeting de

Deauville regroupe de très bonnes courses pour débutants, et les Prix de

Tancarville et de Lisieux en font bien évidemment partie. Que ce soit côté

mâles ou côté pouliches, on trouve ce samedi plusieurs origines intéressantes

et, certainement, des concurrents qui sont amenés à s’illustrer à haut niveau.

D’ailleurs, Top Toss (Linamix),

favorite du Prix de Psyché (Gr3), l’affiche principale de cette réunion, n’avait-elle

pas débuté l’an dernier dans le Prix de Lisieux, en y prenant la 2e

place ?

 

Tancarville : un pont vers les courses

principales

Dare and

Go (Alydar) en 1993, Grape Tree Road (Caerleon) en 1995, Way on Light (Woodman)

en 1998 : ils ont tous, dans les années 90, débuté dans le Prix de Tancarville

et se sont imposés ensuite au niveau Gr1. L’an dernier Béret Rouge (Red Ransom)

s’était illustré mais n’avait pu ensuite monter les niveaux.

Commençons

par l’omniprésent Jean-Claude Rouget, toujours efficace sur la côte normande.

Il présente War Power (Pulpit), un

poulain aux origines américaines. Il descend de Terpsichorist (Nijinsky), sa troisième mère, plusieurs fois

lauréate de Groupes aux Etats-Unis. Il défend la casaque Allen, qui s’est déjà

illustré cette année chez les inédits avec Naval

Officer (Tale of the Cat), JDG Rising Star. La casaque Niarchos présente pour

sa part Anticenter (Kingmambo),

fille d’Aviance (Northfields),

lauréate de Gr1. En tant que poulinière, cette dernière a déjà produit, entre

autres, Chimes of Freedom (Private Account),

double lauréate de Gr1, et Denon

(Pleasant Colony), quadruple vainqueur de Gr1 aux Etats-Unis. C’est la famille

du champion Spinning World

(Nureyev), au palmarès du Prix Jacques le Marois (Gr1 – deux fois), et de la Breeders’ Cup Mile (Gr1).

La casaque d’Hamdam al Maktoum, qui a le vent en poupe, sera représenté par Naaqoos (Oasis Dream), frère de Barastraight (Barathea – Prix La Force, Gr3). Enfin, il faut

citer Handsome Maestro (Dansili),

petit-fils de l’excellente Parioli

(Bold Bidder), excellente sprinteuse du début des années 80, qui a remporté de

nombreux Groupes 3 et s’est placée au 2e rang du Prix de l’Abbaye de

Longchamp (Gr1). Quant à Stricke

(Della Francesca), il a été supplémenté. C’est un petit-fils de Shining Molly (Shining Steel), très

précoce et qui prit la 5e place du Prix Morny (Gr1)

 

Maginot Line investit Lisieux

L’arrivée

du Prix du Lisieux avait fourni l’an dernier un trio de pouliches ayant répété

ensuite à un très bon niveau : Conference

Call (Anabaa), Top Toss (Linamix)

et Seal Bay (Hernando). Cette année,

plusieurs bonnes origines et donc certainement de bonnes pouliches figurent

dans le lot des treize concurrentes. En les détaillant dans l’ordre du

programme, on trouve Maginot Line

(Refuse to Bend), une arrière-petite fille d’It’s in the Air (Mr Prospector), qui couru de 2 à 5ans, remportant

5 Gr1 aux Etats-Unis dont les Delaware Oaks. Présentée par Yves de Nicolaÿ, Soneva (Cherokee Run) est une

descendante de Mock Orange

(Dedicate), la mère de Duke of Marmalade

(Vaguely Noble). Bien sûr, il ne s’agit pas du « Duke » actuel, quadruple

lauréat de Gr1 cette année, mais d’un homonyme qui s’illustra en Italie et en

France dans les années 70. Egalement très bon, ce Duke of Marmalade « 1er »

remporta notamment le Premio Roma (Gr1). Carlos Laffon-Parias sellera pour sa

part Casabermeja (Elusive Quality),

une fille de Ronda (Bluebird) dont

il a eu en charge la carrière. Cette dernière avait remporté le Prix de

Sandrigham (Gr3) en 1999, avant de prendre des places dans des Gr1 aux Etats-Unis.

D’origine américaine, Genuine Lauren

(Elusive Quality) est une petite-fille d’Au

Printemps (Dancing Champ), excellente poulinière qui a donné notamment

naissance à Greenwood Lake

(Meadowlake), lauréat de Gr1, et qui disparut dans l’incendie de Peenbrook Farm

en 2005. La représentante de Skymarc Farm, Electricity

(Elusive Quality), sera-t-elle aussi brillante que son nom le laisse à

penser ? Côté origine, c’est une nièce de la bonne Toupie (Intikhab), 2e de la Poule d’Essai (Gr1) 2005. Vitesse Supérieure (Statue of Liberty)

est une est une fille d’Energic Star

(Anabaa), lauréate de « B » à Deauville avant de terminer 5e

du Prix de Cabourg (Gr3) devant Marbye

(Marju), lauréate plus tard du Prix d’Astarté (Gr1). Plusieurs pouliches, dans

cette épreuve, descendent de poulinières s’étant illustrées en course à

Deauville. C’est notamment le cas de Singing

Machine (Rossini), dont la grand-mère, Karmiska

(Bikala) avait remporté le Prix de la Nonette (Gr3) en 1987. Miss Number One (Numerous) porte un nom à finir souvent première et

des origines aussi qui la prédestinent à réussir. C’est en effet une fille de

l’excellente Miss Alleged (Alleged),

héroïne d’une Breeders’ Cup Turf. La seconde représentante d’André Fabre –

entraîneur de Maginot Line –, Plata de

Ley (Polish Summer) a pour arrière-grand-mère Natalma (Native Dancer) qui donna naissance au légendaire Northern Dancer. C’est l’une des

souches les plus prisées du monde. Enfin, Bufera

(King’s Best) fera ses débuts en piste 30min après que sa sœur, l’excellente Albisola (Montjeu), ait disputé Prix de

Psyché (Gr3).