Robert danloux : « le week-end fegentri évolue »

Autres informations / 05.08.2008

Robert danloux : « le week-end fegentri évolue »

Le week-end Fegentri a une fois encore rencontré un grand

succès où les français se sont imposés dans les six courses au programme. Les

cavaliers étrangers rentrent sans victoire, mais avec des souvenirs plein la

tête.

Robert Danloux, président du Club des gentlemen et des

cavalières, revient sur ces trois jours organisés autour des amateurs.

 

Jour de Galop. – Cette année encore, le week-end Fegentri en

France a pris de l’ampleur. Quelles ont été les nouveautés ?

Robert Danloux. – Le week-end Fegentri évolue, mais le

principe de base reste le même. Un système unique au monde d’ailleurs. Seule la

France organise trois jours consécutifs  autour  des courses d’amateurs. Le championnat

Fegentri se déroule sur 20 à 25 épreuves un peu partout en Europe plus les

Etats-Unis. Et depuis cette année, nous avons accueilli le Qatar. On a donc

élargi les frontières et nous avons eu deux courses de cavalières là-bas

pendant le Grand Festival hivernal. Mélanie Plat s’est d’ailleurs imposée pour de

Mieulle.

Autre nouveauté : nous avions ce week-end une délégation

turque importante. Ils sont venus à notre dîner de gala samedi soir et il y a

de fortes chances que la Turquie entre dans le circuit Fegentri. Je sais déjà

qu’il va y avoir une course internationale pour les cavalières au mois de

septembre durant leur grand meeting. Nous avons étendu cette année encore nos

partenariats, avec l’arrivée du Groupe Alain Delon, avec qui nous avons signé

au début de l’année pour deux ans. Le Groupe Alain Delon a souhaité être

partenaire, car le Club véhicule une bonne image. On n’a pas encore eu Alain

Delon en personne sur un hippodrome, mais on ne désespère pas ! Autre petite

nouveauté cette année, nous avons organisé un parcours à vélo pour tous les

membres du Club. Bon, lundi matin, 9h, pour faire 60 kilomètres, nous n’étions

que sept ! Mais on espère être plus nombreux l’année prochaine et j’ai pris

contact avec le Président du PMU [Bertrand Bélinguier] pour qu’il soit

partenaire de ce petit évènement parallèle aux courses. Le Tour de France vient

de se terminer alors si on arrive à faire un petit peloton avec le maillot du

PMU dans les rues de Deauville, ce serait bien. Et puis peut-être qu’un jour,

nous serons 50 à aller faire un tour le lundi matin !

 

Pouvez-vous déjà dresser un bilan de ce week-end ? Il est

extrêmement positif, mis à part les trombes d’eau de dimanche soir durant notre

dîner. Nous avions invité 230 personnes. Les soirées des amateurs permettent de

retrouver tout ceux qui nous soutiennent. Au niveau sportif, le succès a été

extraordinaire. Sur les six courses, nous avons dû avoir 70 partants, dont quinze

dans le Steeple.

 

Malheureusement, pas une course n’a été gagnée par un

cavalier étranger. Dans le steeple, ils sont deuxième, troisième et quatrième !

Mais d’une manière générale, ils sont été enchantés par l’accueil. Pour les

amateurs français c’est le grand évènement où il faut avoir des montes, être

là. Le circuit Fegentri est une réelle opportunité pour les cavaliers car il

leur permet de voyager. Les courses de Clairefontaine ont failli être annulées

à cause de la pluie, et finalement le beau temps est revenu. Mais les cavaliers

voulaient absolument en découdre ! Nous sommes également soutenus par les

entraîneurs qui jouent le jeu. Il faut qu’ils nous fassent confiance quand nous

choisissons pour eux des cavaliers étrangers. Nous faisons une sélection et,

pour la parenthèse, nous avons refusé un cavalier qui avait facile-

ment 60 ans. Nous ne pouvions pas prendre le risque par

rapport à l’entraîneur.

 

Quelles sont les leçons à tirer de ce week-end Fegentri ?

D’abord, nous allons dormir. Après nous allons prendre des

vacances et nous ferons un débriefing à la rentrée ! Nous avons pour projet de

faire deux courses Fegentri sur l’hippodrome de Dieppe

le vendredi précédant le week-end. Le Président de Dieppe

est très intéressé, mais il faut que le calendrier le permette. Il y a un

réservoir permanent de propriétaires, d’entraîneurs, des amateurs deviennent

jockeys. Christophe Lemaire est toujours membre du Club, il était là encore

samedi soir. Tous les présidents de sociétés de courses soutiennent

l’amateurisme. Pendant tout le week-end, j’ai rencontré Hubert Monzat, nouveau

directeur général de France Galop et ancien gentleman. Nous avons tout de suite

trouvé des terrains d’entente. La bonne collaboration que nous avions avec

Louis Romanet se poursuivra avec Hubert Monzat.

 

Y a-t-il eu un moment particulièrement marquant ? Nous avons

remis le « Prix Royal Barrière », qui est un petit clin d’œil que l’on fait à

une personnalité des courses qui a apporté sa pierre à l’édifice de

l’amateurisme. Et cette année, nous avons vécu un grand moment d’émotions en le

remettant à Louis Romanet qui a été un atout essentiel dans la conception de ce

week-end Fegentri qui était, il y a

15 ans, organisé sur une journée qui était un mardi !

Depuis, nous avons parcouru beaucoup de chemin…

 

Quelle est la place de la France dans le circuit

internationale ?

La France a toujours joué un rôle prépondérant dans

l’organisation et dans les résultats. Le niveau des cavaliers français est très

élevé. Les représentants français ont toujours eu des montes pour les

entraîneurs et propriétaires à l’étranger.

 

 

 

 

 

 

 

 

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