Thierry de la héronnière, haras d’ellon

Autres informations / 27.08.2008

Thierry de la héronnière, haras d’ellon

Eleveur de Sokar, Critérium du Fonds Européen de l’Elevage (L) et de Ponte Tresa, Prix Kergorlay (Gr2).

« Joël Boisnard le dit depuis longtemps, Sokar sort de l’ordinaire », nous déclare Thierry de La Héronnière, un éleveur comblé ce week-end à Deauville par les victoires du 2ans Sokar (Slickly) et de la stayer de 5ans Ponte Tresa (Sicyos). « Il faut féliciter toute l’équipe pour ces deux victoires et si Ponte Tresa a déjà bien entamé sa carrière, le succès de Sokar laisse envisager d’autres bons moments. »

 

Si Thierry de La Héronnière loue les terres de son père disparu, Hervé, il a construit depuis dix ans son propre élevage aux côtés de celui de sa mère qui a repris l’héritage familial. Mia Stella (Courtroom), la mère de Sokar, est dans la famille depuis toujours. « C’est une vieille histoire, nous explique-t-il. Mon père était associé sur la mère de Mia Stella, Sardagnola (Bon Mot). C’est une bonne jument, aujourd’hui suitée d’une pouliche par Poliglote. C’est donc

une propre sœur de Mundo. La mère de Ponte Tresa, Ponte Brolla (Highest Honor) n’a eu que des malheurs (elle a aujourd’hui 3 produits, ndlr). Mais elle est pleine cette année de Dubaï Destination. C’est M. Hilger qui est référencé en tant qu’éleveur sur la jument, mais cela fait quarante ans que sa famille nous confie ses juments. » L’élevage, situé dans le Calvados, s’étend sur 120 hectares.

Avec sa mère, Danielle, Thierry de La Héronnière possède aujourd’hui 25 poulinières. « Je n’ai pas d’étalon, mais ce n’est pas réellement une volonté affirmée. Si l’opportunité se présente, j’aimerais en accueillir quelques-uns. J’amène mes juments à beaucoup d’étalons différents que je choisis surtout en fonction du modèle. Notre but est d’élever pour vendre, il faut que les poulains soient beaux.

En général, j’essaye simplement de compenser les défauts de la poulinière avec l’étalon. Si la jument est petite, je vais choisir un grand étalon. » En dix ans, Thierry de La Héronnière a créé son élevage en achetant des poulinières aux ventes. « En premier lieu, je regarde les juments appartenant à une famille qui m’a marquée par ses performances. Et puis après, c’est un mélange entre ce que l’on aime et ce que l’on peut s’offrir. »

 

Les victoires respectives de Sokar, sujet précoce vainqueur sur le mile et de Ponte Tresa, une jument d’âge sur 3.000m, laissent penser que l’élevage de Thierry de La Héronnière produit différents profils de chevaux. « Nous avons élevé sept vainqueurs à 2ans, dont quatre ont gagné Listed et trois étaient à l’arrivée.

A côté de cela, nous avons vécu un moment de consécration avec Ponte Tresa, qui vient avec l’âge. Un élevage peut avoir plusieurs facettes car les produits, s’ils sont de la même famille, tiennent parfois plus du père que de la mère ou inversement. » Entraînée par Yves de Nicolaÿ, Ponte Tresa a aujourd’hui les victoires qu’elle mérite. « Tous les chevaux venant de l’élevage Ellon sont solides, nous a déclaré l’entraîneur. Quand vous recevez un cheval qui vient de ce haras, vous êtes sûrs de pouvoir l’emmener sur un champ de courses. »