Heard a whisper a entendu son jockey

Autres informations / 02.09.2008

Heard a whisper a entendu son jockey

Lundi 1er septembre, Chantilly.

Le Prix de L’Aunette (F) mettait aux prises neuf pouliches de 2ans pour une

première victoire. Il est toujours intéressant de perdre son statut de maiden à

cet âge et envisager ainsi un automne au niveau supérieur. Heard a Whisper (Diesis)

n’avait pas eu de chance lors de ses débuts à Deauville au mois de juillet.

Contrariée en début de parcours, elle avait été déstabilisée et n’avait pu ensuite

s’exprimer pleinement. Lundi, la pensionnaire d’André Fabre a bénéficié d’un

meilleur parcours servi par Stéphane Pasquier. Confiant, le pilote n’a pas

hésité à venir en troisième épaisseur pour venir l’emporter sûrement. Heard a

Whisper a entendu les chuchotements de son jockey et les a compris. Elle

possède d’ailleurs les origines pour répondre aux encouragements de son

entourage. Sa mère, Be Exclusive (Be My Guest) est gagnante de Gr3. Elle a déjà

produit deux sujets de qualité en Totally Cosmic (Cozzene), placé de Gr3 et On

A Cloud (Silver Hawk), entraînée par André Fabre comme Heard a Whisper et

placée de Gr3. Si cette dernière a couru sur le mile et en-dessous, la mère et

le frère évoluaient d’avantage sur la distance intermédiaire de 1.800m.

L’arrivée de ce Prix de L’Aunette

a été très serrée. Les trois premières pouliches ont terminé en une demi-longueur.

Deuxième, Anablue (Anabaa) s’est montrée courageuse pour poursuivre son effort

après avoir pris les commandes de la course. « Elle court bien, même si elle était un peu regardante en

partant. C’est dommage, elle est tombée sur une pouliche un tout petit peu

meilleure qu’elle. Ce sera pour la prochaine fois », a déclaré Pascal

Bary, son entraîneur.

Troisième, Deaufils (Divine Light) a été rétrogradée à la cinquième place par

les commissaires pour avoir gêné Onaga

Lake (Peintre Célèbre), passée ainsi du quatrième au deuxième rang.

Septième, Land of Wilkes (Diesis) a simplement fait un

petit canter. Les courses sont aussi des problèmes de trafic et ce que Land of

Wilkes et Christophe Lemaire ont vécu est malheureusement courant. Complètement

enfermée à la corde du début à la fin, Land of Wilkes et son pilote n’ont

jamais rencontré la moindre occasion de pouvoir sortir. C’est une « course

pour du beurre ».