Henri malard : « craon, c’est le binôme qualité / ambiance »

Autres informations / 06.09.2008

Henri malard : « craon, c’est le binôme qualité / ambiance »

De samedi à lundi, se déroulent les trois Glorieuses de

Craon. Pur moment de sport avec le Grand National, un grand cross de 6.000m et

31 obstacles qui représente le Graal de la discipline ; pur moment de fête

populaire avec une quinzaine de milliers de personnes sur l’hippodrome. En

trois jours, Craon devient la capitale française hippique en terme de

fréquentation du public.

Depuis quelques années, Craon a changé. C’est dorénavant un

Grand Craon avec une volonté « de bien voir les chevaux et les courses quel que

soit l’endroit où l’on se trouve sur l’hippodrome » comme le souligne Henri

Malard, Président de la société craonnaise. Tiré d’une approche anglo-saxonne

des grands hippodromes, le rond de présentation est devenu la place centrale,

autour de laquelle tout se déploie. L’enjeu des Trois Glorieuses est important

et Craon concentre en trois jours la principale partie de sa saison, qui

comporte huit réunions.

A quelques heures de l’ouverture des Glorieuses, Henri

Malard est serein et actif. « Nous montons l’équivalent d’une usine en 48h.

L’hippodrome ressemble à une véritable ruche. Les tendances 2008 vont surtout

vers le renforcement des animations, plus denses que les années précédentes.

L’idée est de rythmer l’après midi en tranches de 30mn : 20mn sont centrés sur

le spectacle des courses et 10mn sur un autre spectacle. Sans bien sûr que le

spectacle ne « gêne » les courses. »

 

Les spectateurs pourront ainsi découvrir samedi une comédie

musicale et une meute de loups, et dimanche les frères Stey, des funambules de

réputation mondiale. Les dirigeants s’attachent également à faire de

l’hippodrome un lieu de vie et de fêtes y compris après

les courses. « Samedi soir, il y aura une soirée musette

avec Yvette Horner et dimanche soir, une soirée sous le signe de l’Espagne avec

une paëlla géante. »

 

Doter Craon de nouvelles réunions ?

 

Depuis la rénovation de Craon, de nombreux professionnels de

l’Ouest ont émis le souhait d’élargir le calendrier et d’utiliser ainsi, à

d’autres périodes de l’année, le formidable site de compétition.

Henri Malard a évidemment entendu ces propositions et n’y

est pas insensible. « De nombreux professionnels nous ont en effet exprimé ce

souhait. Mais il faut savoir que Craon n’a jamais demandé plus de réunions.

Notre souhait a toujours été de conserver le côté événementiel qui caractérise

encore Craon et ses Trois Glorieuses par exemple. Nous avons toujours aussi

cherché à privilégier la pluridisciplinarité de qualité. Il faut néanmoins

relever que les choses ont changé récemment. Il serait envisageable de penser à

un meeting de fin de printemps par exemple. En terme de marketing, nous

pourrions conserver une dimension d’événement avec deux festivals d’automne

[les deux week-end de trois jours actuels, ndlr] et un meeting de printemps.

Une chose est sure : la Société se porte convenablement d’un point de vue

financier et nous n’avons pas besoin de nouvelles réunions pour vivre mieux.

Mais nous restons bien sûr à la disposition de la collectivité des courses. Si

Craon peut répondre à un besoin, nous y souscrirons volontiers. »

 

Le Défi du Galop

« C’est incontestablement un très bon concept qui a permis

aux épreuves qui en sont membres de revaloriser leur rating moyen. Nous n’avons

pas encore constaté ce fait à Craon. Nous ne comptons, par exemple, que sept

partants lundi dans notre étape du Défi. C’est un peu juste. L’idéal aurait été

neuf ou dix. Si la « marque » du Défi n’a pu que valoriser le Grand Prix de

Craon, nous avons reçu moins que d’autres de retours. La raison est peut-être

liée au calendrier. Nous sommes coincés entre la fin du meeting de Deauville et

la rentrée de Longchamp, avec des bonnes courses dans les deux cas, qui peuvent

être concurrentielles de notre Grand Prix. »

 

Les conditions 2008

« Nous avons fait un effort particulier cette année sur

l’entretien des pistes avec un travail de sous-solage et de sablage important.

Malgré une pluviométrie excédentaire au début septembre, nos pistes seront

bonnes. S’il ne pleut pas samedi, les pistes devraient être à 3,4. Il n’y a pas

de drame de ce point de vue. »