« long run a beaucoup progressé »

Autres informations / 04.09.2008

« long run a beaucoup progressé »

Jeudi 4 septembre 2008, Auteuil.

Le Prix des Platanes n’a pas été une promenade de santé, à l’ombre de

majestueux arbres centenaires comme de nombreuses villes de France en comptent.

Sous l’impulsion d’Hélium (Dream

Well), qui a joué le rôle de lièvre zélé plusieurs longueurs devant le peloton,

personne n’a eu le loisir de tirer ou de jouer avec son mors. Long Run (Cadoudal) était un anonyme au

sein du peloton. Il s’est rapproché dans l’ultime tournant au bénéfice d’un

rassemblement dans le dos d’Hélium. Bien décalé ensuite par Benoît Gicquel, il

a pris le meilleur sur un Hélium bagarreur en diable. Long Run a fait jouer à

plein les valeurs déjà montrées en piste au printemps. Lauréat du Prix Stanley

(L) et deuxième du Prix Aguado (L), il a toujours su faire preuve de fins de

courses tranchantes. Pour David Powell, représentant du propriétaire, Robert

Waley-Cohen, « Long Run a été très plaisant. C’est un cheval qu’il faut

savoir décontracter et il a encore fait, cette fois, deux petites bêtises en

face. Il a beaucoup progressé depuis le printemps, en particulier dans son

physique. Il va maintenant continuer dans la voie des bonnes courses de sa

génération et sera au départ du Prix Georges de Talhouët-Roy (Gr2). Une chose

est sure : il sera plus à l’aise sur un terrain plus lourd. » Long

Run est le frère de Liberthine (Chamberlin), un gagnant à Auteuil exporté en

Angleterre. Il s’est là-bas fait un nom en remportant un Gr2 à Cheltenham, mais

surtout il a obtenu une cinquième place dans le Grand National (Gr3) de

Liverpool. « M. Waley-Cohen était intéressé par le poulain (Long Run,

ndlr) car il était le frère de Liberthine, un cheval très connu en

Angleterre. » nous a précisé David Powell.

 

 

Hélium a du gaz

La chevauchée en avant d’Hélium n’a pas toujours suivie la

trajectoire la plus courte. Le cheval a beaucoup poussé à droite et, comme

analysait un journaliste à l’arrivée, « il a fait 4.000m (au lieu des

3.600m imposés, ndlr). » Il n’en conservait la deuxième qu’avec plus de mérite.

Carlos Lerner était partagé entre deux sentiments à l’arrivée, entre la

déception d’être battu et la satisfaction de posséder un bon cheval. « C’est

un cheval de classe qui progresse énormément. Aujourd’hui, on s’est rendu

compte qu’il était très droitier. Il faut le canaliser un peu. En face en

venant contre les fusains, il a réussi à se décontracter. Il est battu par le

cheval de classe du lot. Quand on voit les écarts à l’arrivée, on se rend

compte qu’il y a eu du rythme. Il était peut-être un peu plus prêt que certains

de ses adversaires car il avait couru deux fois cet été mais sa performance

n’en reste pas moins excellente. Il faut aussi savoir qu’il est dressé sur le

steeple. »

La troisième place de Shmabeni

(Poliglote) a laissé Marcel Rolland un peu perplexe. « Le cheval a bien

couru mais c’est un peu difficile pour lui à ce niveau. Il aura sans doute du

mal à gagner à ce niveau. En fait, je ne sais pas encore s’il reste sur les

haies ou passe tout de suite sur le steeple.

 

L’avant-dernière haie

du destin

La chute de Jakiloup (Loup Solitaire) à l’avant-dernière

haie a considérablement gêné Man Island (Mansonnien) qui se blessait très

gravement à un postérieur et a dû être euthanasié.