Lykios ou l’amour d’un cheval

Autres informations / 02.09.2008

Lykios ou l’amour d’un cheval

 « Il y en a tous les jours des belles

histoires avec les chevaux », s’exclame spontanément Nathalie Pfohl.

Mais celle-ci est toute particulière. Lykios

(Night Shift) a offert sa première victoire dans un Quinté à Nathalie Pfohl.

Cet entraîneur de 39ans, est passée entraîneur public au mois de janvier.

Installée à Strasbourg depuis 1990, elle était auparavant permis d’entraîner. « J’ai passé ma licence de cavalière,

mais je n’ai jamais monté en course, nous raconte la jeune femme. Je me suis

rapidement rendu compte que ce que j’aimais, c’était le travail du matin et

m’occuper de mes chevaux. J’ai actuellement une dizaine de pensionnaires de six

propriétaires différents. » Des propriétaires avec lesquelles elle

cultive une relation privilégiée. « C’est

Julien [Paulen, le propriétaire de Lykios] qui est en train de marcher le

cheval, nous déclare Nathalie dans les écuries. Et en ce moment, ils sont tous

chez moi entrain de boire le champagne ! En province, c’est comme ça.

L’ambiance est différente que celle que l’on connaît à Paris. » La transition, entre son statut de permis d’entraîner et

d’entraîneur public, s’est donc passée en douceur. « Je tiens à remercier

Julien et tous les propriétaires qui m'ont fait confiance quand je me suis

installée entraîneur public et qui me font encore aujourd'hui confiance. »

Le

parcours de Lykios n’est, pour sa part, pas une rivière tranquille. Il est

passé par plusieurs entraînements. En début de carrière chez Carlos

Laffon-Parias, il a pris une quatrième place dans le Prix La Rochette (Gr3) après

avoir remporté trois victoires consécutives. Passé ensuite chez Alain de Royer Dupré,

il gagne une course à réclamer et rejoint ensuite l’écurie de Cédric Boutin

puis celle de Freddy Eyermann. Il renoue avec la victoire après être arrivé

chez Nathalie Pfohl où il remporte encore une course à réclamer, mais cette

fois-ci à Maisons-Laffitte. C’est la première victoire parisienne de son

entraîneur. « Il a eu de gros

problèmes de santé, poursuit l’entraîneur. Il avait mal au dos, puis au jarret,

un peu partout en fait. Je l’ai travaillé en longe et enrêné durant tout

l’hiver et il a été manipulé par un ostéopathe. Avec ce genre de cheval, il

faut se montrer très à l’écoute et il est redevenu lui-même. Il a repris

confiance en lui. » Comme Lykios, Nathalie Pfohl a eu un parcours un

peu atypique. Cavalière en concours hippique, elle possédait plusieurs chevaux

qu’elle montait en troisième catégorie. Le travail à la longe est une méthode

couramment utilisée avec les chevaux de sport et aujourd’hui son travail a été

récompensé en course, dans un Quinté, à Chantilly ! « Grâce à ce cheval, nous sommes arrivés dans la cour des grands.

Mais il faut grandir prudemment. »