Deux jeunes jockeys qui se font un prenom

Autres informations / 17.10.2008

Deux jeunes jockeys qui se font un prenom

PORTRAITS CROISÉS

Nous avons rencontré deux jeunes pilotes qui ont débuté en

compétition très récemment. Ils portent tous deux un nom très connu dans le

monde des courses : Marie Artu est la fille de Jean-Yves et Mike Marsac est le

fils de Pascal.

Deux parcours singuliers, deux histoires de passion à l’aube

d’un avenir prometteur sur les hippodromes.

MARIE ARTU FAIT SON ENTRÉE DANS LE MONDE DES CAVALIÈRES

Fille de Jean-Yves Artu, crack jockey d’obstacle reconverti

entraîneur, et sœur de Nathanaëlle Artu, cavalière émérite trop tôt disparue,

Marie Artu a fait ses grands débuts en compétition le 20 septembre 2008, à

Fontainebleau en plat, en selle sur la pensionnaire de François-Marie Cottin :

Limaranta (Limnos).

 

Dimanche dernier, à Compiègne, Port au Prince (Gold Crest)

le « cheval de cœur » de sa sœur lui a permis de monter son deuxième parcours.

Née dans le sérail, comme elle le dit elle-même : « Je suis dans le milieu

depuis toute petite », Marie, 18 ans, n’a pas été tout de suite attirée par le

monde des courses.

Mais une rencontre avec une jument réformée, et la passion

apparaît peu à peu. Ainsi, à 14 ans, Marie voit son intérêt pour le monde du

cheval et des courses grandir. Son père lui apporte, en plus, de précieux

conseils : « Il m’apprend beaucoup » nous confie la jeune femme.

Etudiante en BEP comptabilité, Marie n’envisage pas, pour le

moment, de s’orienter dans le monde des courses et se concentre sur sa

scolarité.

Elle devrait être en piste prochainement, en selle sur Port

au Prince, avec peut-être un premier succès grâce à ce vétéran de 12ans, ce qui

serait évidemment formidable

 MIKE MARSAC : LA

PASSION EN HÉRITAGE

Mike Marsac, jeune homme de 17ans, fils du crack jockey

d’obstacle Pascal, qui a cessé sa carrière lors du dernier meeting d’hiver de

Pau, sait ce qu’il veut.

Petit garçon, son père lui a « transmis la passion du cheval

et des courses. » C’est donc tout naturellement qu’il s’est tourné vers la

monte en amateur. Au prix de quelques sacrifices cependant : « J’ai eu quelques

problèmes de poids qui m’ont contraint à faire attention et à maigrir pour

pouvoir réaliser mon rêve : monter en course ! »

Les grands débuts de Mike ont lieu un peu à la surprise

générale : « J’ai eu ma licence début juillet. J’étais censé débuter en plat et

j’ai finalement couru en obstacle pour mes premiers pas, le 27 juillet, à

Aurillac, sur le steeplechase. » Mike monte à cheval depuis seulement trois ans

et cela ne fait que six mois qu’il se met en selle à l’entraînement. Pourtant,

en consultant ses résultats, on n’en a pas vraiment l’impression. Ainsi, depuis

ses débuts, Mike a-t-il conclu six fois sur neuf dans les cinq premiers.

On peut donc penser qu’il a une bonne « carrière » à

effectuer dans le rang des gentlemen-riders. Une « carrière » qu’il souhaite

orienter vers l’obstacle, même si le plat l’intéresse : « J’ai envie de monter

dans les deux disciplines, mais c’est vrai que j’ai une petite préférence pour

l’obstacle. » D’ailleurs, lors de ses premiers parcours, Mike a monté cinq de

ses neuf courses en obstacle avec à la clé, une première expérience sur le

cross-country dimanche dernier à Nancy, qui s’est soldée par une troisième

place.

Après avoir monté chez Guy Cherel et Guillaume Macaire,

Mike, qui s’exerce à Maisons-Laffitte, ne sait pas encore vers quoi il

s’orientera, mais le monde du cheval ne sera peut-être pas loin.