Edouard coirre – haras de reuilly

Autres informations / 28.10.2008

Edouard coirre – haras de reuilly

Madox

(Trempolino)

 

Les couleurs du Haras du Reuilly ont été

mises en valeur au milieu des années 90 grâce aux multiples succès de Le Roi Thibault (Rahotep) vainqueur de la Grande Course de

Haies d’Auteuil (Gr1) en 1994. Le fils de Rahotep (Matahawk) est d’ailleurs le

« meilleur cheval » qu’Edouard Coirre a eu en tant que propriétaire.

Il a été élevé par la succession Boulloche. Mais c’est bien en tant qu’éleveur

que nous rencontrons aujourd’hui Edouard Coirre, après le succès de Madox

(Trempolino), à Enghien le 25 octobre.

 

MADOX, LE PORTE DRAPEAU DE l’éLEVAGE

COIRRE

Petit

cheval par la taille (« c’est ce qui

m’a permis de le garder car s’il avait été grand, on me l’aurait acheté »

nous révèle l’éleveur) mais disposant de bons moyens, Madox a fait sien le Prix

Roger Saint (L.), considéré comme l’officieux Grand Steeple Chase des 4ans

d’Enghien, samedi 25 octobre. En début d’année, il avait également signé une

probante victoire à Auteuil, dans le Prix Jacques d’Indy (Gr3) sur les haies.

C’est donc un cheval polyvalent et de classe qu’a élevé Edouard Coirre. « J’avais une part de Trempolino (Sharpen Up)

et je l’ai associé à Musareva (Turgeon) malheureusement décédée en 2006. En

effet, je crois beaucoup à cet étalon et je suis convaincu qu’il sera un jour

tête de liste des étalons en obstacle. De fait j’ai aussi élevé la propre sœur

de Musareva : La

Boissière (Trempolino), née cette année. » Trempolino

est aussi le père d’un certain Don Lino

(Trempolino) vainqueur du Prix Cambacérès (Gr1) et malheureusement sur la

touche. Classé 9e des étalons d’obstacle en 2006, 7e en

2007 et actuellement 6e, Trempolino confirme la confiance que lui

porte Edouard Coirre.

 

La Musardière : véritable matrone

La

famille de Madox est remarquable. En effet, Musareva est la sœur des très bons Musardo (Grand Trésor), Malcom (Villez) et Moscantido (Villez). Tous trois ont été élevés bien sûr par le

Haras du Reuilly. Les deux premiers sont des vainqueurs de la Grande Course de

Haies d’Enghien (Gr3). C’est dire si Madox était prédestiné par le facteur

génétique à briller sur les obstacles du Plateau de Soisy. La

Musardière (Cadoudal) est la matrone à l’origine de toute

cette fratrie. Il est dès lors logique qu’Edouard Coirre voue une vénération

absolue à sa poulinière. On sent une certaine émotion lorsque l’éleveur parle

de celle qui lui a apporté tant de joies. « J’avais acheté La

Musardière à Auteuil, à Monsieur Boutboul ». Une

jument acheté « à réclamer » qui allait se révéler excellente reproductrice.

Pour l’éleveur, c’est « historique »

ce qu’a fait La Musardière

en terme de production.

 

Des choix à faire

Edouard

Coirre a débuté l’élevage il y a environ 13ans. Le Haras du Reuilly a été son

« fief » durant plusieurs années jusqu’en début d’année :

« J’ai vendu le Haras du Reuilly en

janvier dernier à Monsieur Felipe Hinojosa. En effet, je me méfiais de la

possible arrivée des bookmakers ». Edouard Coirre a donc préféré

prendre ses précautions et est devenu « éleveur sans sol ». Il a d’ailleurs « fait le tri. Je n’ai gardé que deux

poulinières dont Musareva. Je trouve en effet qu’on ne peut gagner de l’argent

avec ses produits et que l’on doit considérer les courses comme un plaisir. Je

ne sais vraiment pas comment font les autres ». Edouard Coirre a fait

le choix de l’obstacle car il apprécie cette discipline mais pas seulement. « Economiquement, il est plus facile d’avoir

un bon cheval en obstacle qu’en plat ».

Lors

du choix d’un étalon, Edouard Coirre se tourne « rarement vers des étalons pas encore confirmés ». Mais

il y a un étalon à qui il a fait confiance dès ses débuts au haras :

Villez (Lyphard’s Wish). Croisé à La Musardière, Villez a donné Malcom et Moscantido.

Edouard

Coirre pratique l’élevage en solitaire mais aime à partager la propriété des

chevaux. Il peut ainsi compter sur un associé régulier, en l’occurrence Noël

Lemaire. Ce dernier « achète une

moitié de yearling par an avec moi et cela se passe plutôt bien ». C’est

sur Madox – heureux choix – que Noël Lemaire s’est associé avec Edouard Coire pour

le produit né en 2004. L’élevage Coirre n’exploite pas tous ses élèves et n’hésite

pas à vendre pour perdurer : « Nous

avons ainsi vendu Mille et Une (Trempolino) à Mme Bryant. Par la suite, elle

est partie en Angleterre. » Comme on le voit, le maître du petit

cheptel n’hésite pas non plus à renouveler sa confiance à un étalon qui lui a

apporté du succès.