Les victoires françaises dans le breeders’ cup

Autres informations / 23.10.2008

Les victoires françaises dans le breeders’ cup

Les français se sont souvent bien comportés dans les

épreuves du Breeders’ Cup. Ils comptent à ce jour quatorze succès. Certaines

courses les ont plus souvent mis à l’honneur. C’est le cas, par exemple, du Breeders’

Cup Mile (Gr1).

Breeders’ Cup Mile

Dans cette course disputée sur 1.600m (gazon), l’hexagone ne

compte pas moins de six victoires. Il faut souligner que la France a très souvent

envoyé des éléments de tout premier plan comme l’a fait la famille Niarchos,

plusieurs fois honorée sur les miles américain.

Deux ans après la création des épreuves du Breeders’ Cup en

1984, Last Tycoon (Try My Best)

enlève le Mile grâce à la maestria d’Yves Saint-Martin qui pilote au mieux ce

pur sprinter, pour qu’il puisse tenir les 1.600m. C’est l’unique victoire de

Robert Collet dans cette épreuve.

Un an après, la phénoménale Miesque (Nureyev) qui vient de remporter coup sur coup les Prix

Jacques Le Marois (Gr1) et du Moulin de Longchamp (Gr1) signe une retentissante

victoire. En 1988, elle gagnera de nouveau le Breeders’ Cup Mile, entrant dans

la légende.

Il faut attendre presque dix ans et 1997 pour voir un

nouveau pur sang français enlever le Mile. Il porte tout comme Miesque les

couleurs Niarchos, il s’agit de Spinning

World (Nureyev). Double lauréat du Prix Jacques Le Marois, le protégé de

Jonathan Pease avait échoué dans la précédente édition du Mile, à Woodbine. Un

an plus tard, il remporte brillamment la course et termine sa carrière sur

cette excellente note.

En 2002, à Arlington Park, Rock of Gibraltar (Danehill) est le grand favori. Gêné dans le

tournant final, il ne peut revenir finir qu’à la deuxième place. Domedriver (Indian Ridge), monté au

millimètre par Thierry Thulliez va s’imposer sûrement et perpétuer ainsi la

formidable réussite de la famille Niarchos dans le Breeders’ Cup Mile, une

épreuve dont elle revendique cinq des six succès tricolores.

Reine sur le mile, lauréate du Prix Jacques Le Marois en

2003, Six Perfections (Celtic Swing)

remporte le Mile la même année. Encore loin à l’entrée de la ligne droite de

Santa Anita, la pensionnaire de Pascal Bary, montée par Jerry Bailey finit en

trombe pour gagner aisément.

Breeders’ Cup Turf

Cinq pur-sang français ont enlevé le Breeders’ Cup Turf

(Gr1). Cette course longue de 2.400m se court sur le gazon et attire

généralement quelques européens. En effet, les conditions de course se

rapprochent quelque peu de ce que l’on peut connaître en Europe.

Le premier succès français dans cette course est à mettre à

l’actif de Lashkari (Mill Reef), en

1984. Entraîné par Alain de Royer-Dupré et monté par Yves Saint-Martin, le

protégé de Son Altesse l’Aga Khan remporte l’édition inaugurale du Breeders’

Cup Turf.

Six ans plus tard, In

The Wings (Sadler’s Wells) apporte à André Fabre sa première victoire dans

le Breeders’ Cup Turf. Cheval très régulier, il signe à cette occasion un

troisième succès dans un Gr1, piloté alors par Gary Stevens. Ce dernier viendra

d’ailleurs monter en France pour André Fabre, en 2004.

Miss Alleged (Alleged),

entraînée par Pascal Bary, enlève le Turf sous les couleurs d’Issam Farès. Par

la suite, elle poursuivra sa carrière aux Etats Unis, avec réussite.

L’édition 1994 du Turf permet à Tikkanen (Cozzene) de se mettre en valeur. Entraîné par Jonathan

Pease, Tikkanen franchit aux Etats Unis le palier qui l’empêchait de briller

dans les Groupes 1 européens.

Shirocco (Monsun)

gagne le Turf en 2005 après une campagne qui l’a vu débarquer chez André Fabre.

Il avait commencé sa carrière en Allemagne. Sur le terrain bien souple de

Belmont, le cheval d’origine allemand apporte une seconde victoire dans la

course à André Fabre.

Breeders’ Cup Filly and Mare Turf

Ce Gr1 disputé sur 2.000m ne fait pas partie du pool

d’épreuves intiales. Créé en 1999, il est rapidement devenu une épreuve de

prédilection pour les pouliches européennes. Dans ce contexte, Banks Hills (Danehill) reste néanmoins

la seule française vainqueur de la course. C’était en 2001. Affrontant des

concurrentes traitées au Lasix, la pensionnaire d’André Fabre, associée à

Olivier Peslier, allait ridiculiser ses rivales.

Breeders’ Cup

Juvenile

Couru sur une distance oscillant entre 1.600m et 1.800m

(dirt), cette épreuve n’a pas vu une participation soutenue de français.

Entraîné par François Boutin, le phénomène à 2ans Arazi (Blushing Groom) va éblouir les observateurs et apporter à la France sa seule et unique

victoire dans cette épreuve particulière, en 1991.

Breeders’ Cup Classic

Sommet du galop américain du second semestre après les

épreuves de la Triple Couronne,

le Breeders’ Cup Classic (Gr1, 2.000m) est une affaire de spécialistes. A Santa

Anita (hippodrome qui accueille le Breeders’ Cup cette année et l’an prochain),

Arcangues (Sagace) se montre

courageux pour faire briller le drapeau tricolore face aux meilleurs

spécialistes du dirt. Il faut en effet rappeler que cette année, cette course

va se dérouler sur du polytrack, qui devrait avantager les européens. A ce

jour, le pensionnaire d’André Fabre est le seul européen à avoir défait les

américains dans le Classic. Par la suite, il poursuivra sa carrière aux Etats

Unis avec une réussite relative.