Pourquoi les courses vont resister a la crise

Autres informations / 16.10.2008

Pourquoi les courses vont resister a la crise

A TROIS JOURS DES VENTES D’OCTOBRE ARQANA…

Propriétaires, éleveurs, parieurs : voici les trois coins du

triangle sacré qui assurent le financement de toute notre activité. Si les parieurs

continuent à répondre présent, les allocations resteront à un haut niveau, ce

qui incitera les propriétaires à investir en confiance… et les éleveurs de

même, car leurs débouchés seront assurés.

Il fait peu de doute que le monde est entré dans une crise

économique plus sérieuse que ne l'imaginaient les observateurs. Une question

centrale surgit pour le Galop français : comment résister à cette crise,

comment traverser ces dépressions et turbulences ?

Une telle question nous renvoie immédiatement vers la

définition des "fondamentaux" de l'activité Galop. En fait, un seul

de ces fondamentaux est réellement central : les allocations distribuées en

prix de courses. Contrairement au marché boursier, qui divague dans son

appréciation de la valeur des actifs ou des entreprises, l'activité courses

peut être évaluée à la lueur d’une donnée objective : que peut rapporter un

cheval qui gagne une course ? Et cette interrogation couvre tout le spectre des

épreuves proposées, depuis le plus petit réclamer jusqu'au Qatar Prix de l'Arc

de Triomphe. Le sous-bassement de l'économie des courses et de l'élevage est

constitué par le programme des courses (et ses dotations), dont il faut

rappeler qu'il ne dépend pas de la conjoncture ! C'est pourquoi, indépendamment

des tendances crisales et des marchés en baisse, il existe dans notre activité

un socle qui constitue un palier de résistance absolu à une dépression : les

revenus possibles d'un compétiteur.

Un pur-sang sain et net de 2ans ne peut valoir moins d'un

seuil minimal qui est fixé par les allocations et prix de réclamation des

courses à réclamer de jeunes chevaux. Ce cheval-type vaut un minimum objectif

qui se situe autour de 20.000€, et ceci indépendamment de ses origines et donc

de son coût de fabrication. C'est certes peu, si l'on se réfère aux frais de

production des éleveurs, mais ce plan   cher

lié aux allocations fonctionne comme une sorte d'as   surance minimale, point de départ de toute

valorisation qui ne peut qu'être supérieure à cette référence-plancher. De

sorte que les fondamentaux des courses sont garantis par les Institutions comme

France Galop, et que le marché des yearlings doit s'en souvenir : les dotations

sont là !

POURQUOI LES COURSES VONT RESISTER…

Or, le système vital des allocations de courses repose sur

deux acteurs fondamentaux : le propriétaire et le parieur. Le propriétaire est

celui qui achète le cheval à l'éleveur, qui l'entretient, en vue de glaner les

allocations proposées. Le parieur est celui qui tolère un prélèvement sur ses

jeux, prélèvement qui assure le fonds des allocations et l'organisation de la

compétition.

Le rappel de ce circuit élémentaire indique les nœuds de

résistance à la crise économique de notre secteur. Les allocations sont le nœud

central, elles motivent et dirigent les propriétaires (et donc les éleveurs),

et elles sont déterminées par le montant des paris hippiques : c'est le triangle

sacré des courses. Dans ces jours d'incertitude, il nous faut revenir à ce

triangle qui a pour sommet les allocations, il faut redire à tous les acteurs

qu'il est le socle solide de notre secteur.

Les pouvoirs publics doivent y prêter la plus grande attention,

et mettre en place un cadre législatif dans le contexte concurrentiel de

l'ouverture européenne, loi qui garantira le principe du prélèvement de la

filière sur le chiffre d'affaires du pari qui restera mutuel, par souci

d'équité et de contrôle dans tous les sens du terme.

 

France Galop, dans cette période difficile, peut garantir le

niveau des allocations, mais doit devenir une véritable institution économique,

soucieuse d'efficacité, de rentabilité et de dynamisme. France Galop, plus que

jamais, devra être déterminée et forte pour mener à bien cette politique

essentielle de développement-sauvegarde et il lui faudra savoir communiquer

pour porter cette nouvelle rassurante à toute la filière et aux turfistes.

C'est dans les périodes de turbulences que l'image devient

déterminante, car elle façonne l'opinion des acteurs, des décideurs, et du

public.

Le sous-bassement de l'économie des courses et de l'élevage est

constitué par le programme    des courses (et ses dotations), dont il faut

rappeler qu'il ne dépend pas de la conjoncture !

Si l'État et France Galop répondent présent, ce qui semble

être le cas, les organes commerciaux du secteur comme le PMU, les opérateurs de

paris, les organismes de ventes comme Arqana, les Associations

professionnelles, auront tout inté   rêt

à s'associer à cette politique et surtout à sa promotion et à sa communication.

Le proche avenir sera essentielle   ment

affaire d'opinion des acteurs, turfistes, propriétaires, éleveurs,

professionnels. Et qui dit opinion, dit information, dit explication, dit

surtout "image". Tous les vecteurs et toutes les énergies doivent se

mobiliser dans cet effort de communication qui est le point faible des courses.

En ce sens, JDG prendra ses responsabilités de média des professionnels du

Galop, et ce présent article en témoigne par avance.