Rebelle avec raison

Autres informations / 08.10.2008

Rebelle avec raison

Le triomphe de Zarkava

dans le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1) est déjà inscrit dans l’histoire.

La pouliche est demeurée invaincue et rentre au haras. Christophe Soumillon a

retrouvé son quotidien, les affaires courantes si l’on peut dire. Décontracté,

serein et tout à sa lucidité, le jeune jockey belge a accepté de revenir sur la

plus belle victoire de sa carrière, qu’il n’arrive pas à dissocier – et ne veut

pas – de son succès avec Dalakhani dans la même épreuve en 2003. Zarkava et

Dalakhani se trouvent ainsi inextricablement liés dans les souvenirs et les

sensations.

 

A Chantilly, dans l’espace de repos des jockeys, Christophe

Soumillon est décontracté. Libre de toute contrainte comme débarrassé

d’oripeaux.

 

« La pensée n’étant plus

liée à l’évènement, comme le cercle demeure lié à son centre, est astreinte,

soit à perdre complètement sa signification, soit à réchauffer de vieilles

vérités qui ont perdu toute pertinence concrète. » Hannah Arendt

 

JDG – Quelles

sensations, quels sentiments vous ont habité pendant le Prix de l’Arc de

Triomphe ?

Avec Zarkava, j’ai ressenti les mêmes sensations qu’avec

Dalakhani. Et on peut même faire un parallèle très poussé. La différence

essentielle était la donnée de départ : avec Dalakhani, j’avais le numéro

18 (sur 18) et avec Zarkava le 1 (sur 16). Il faut aussi ajouter qu’avec

Dalakhani, j’avais un leader. Mais ce sont les rapprochements qu’il faut

souligner : dans les deux cas, je me suis retrouvé un peu loin dans un Arc

sélectif ; dans les deux cas, il y avait trois ou quatre chevaux dangereux

avant la course. Le scénario initial était vraiment le même. Avec Dalakhani, je

suis arrivé à côté de Mubtaker