Surprise : débuts de tattersalls très satisfaisants

Autres informations / 08.10.2008

Surprise : débuts de tattersalls très satisfaisants

Après

la débâcle de Goffs la semaine dernière, et le lundi noir des bourses

européennes, on pouvait craindre le pire pour mardi, premier jour des ventes de

yearlings de Tattersalls à Newmarket. Les pronostics étaient sombres, les

irlandais étant nombreux dans cette vente.

Toutes

les prévisions pessimistes ont été déjouées puisque le résultats de cette année

sont en tout point comparables à ceux de 2007, ce qui est un exploit après un

Keeneland à -15% et un Goffs à -30%.

Il

faut dire que le marché a été dominé par les achats de la galaxie Dubaï emmenée

par le Cheikh Mohamed. Les intérêts de Dubaï ont raflé les principaux Pivotal

et Oasis Dream, ainsi que les meilleurs yearlings issus de leurs étalons

maison. De l'autre côté, le team Coolmore a défendu et acheté tous les Galileo

et Montjeu qui valaient le coup. C'est ainsi que l'on vu le marché séparé en

deux ensembles, celui des étalons Darley et celui des étalons Coolmore, avec

des indépendants de Newmarket qui rejoignent l'orbite Darley.

C'est

pourquoi la moyenne des vendus est bonne, et c'est aussi pourquoi les deux

groupes majeurs ne se sont jamais rencontrés et que le top, la sœur de Finsceal

Beo ne fait que 500.000 Guinées, le prix record du jour. Sont venus se rajouter

les acteurs habituels, et aussi un nouveau venu, Thomas Barr, un Ecossais qui a

fait fortune dans le bâtiment et qui a vendu son entreprise l'année dernière,

au bon moment. Conseillé par le revenant Michael Goodbody, Thomas Barr a acheté

deux yearlings pour 780.000 Guinées qui rejoindront l'écurie de Michael Jarvis

à Newmarket.

Si

la tendance se confirme demain, on pourra dire une fois de plus que le marché des

yearlings est déconnecté des tendances de l'économie courante, et c'est tant

mieux pour les courses et l'élevage européens. « Pourvu que ça dure »

disaient les éleveurs en quittant, satisfaits, le prestigieux établissement de

ventes de Newmarket. Et les français pensaient déjà à Deauville avec

soulagement.