Tamayuz entre au haras en 2009 en irlande

Autres informations / 10.10.2008

Tamayuz entre au haras en 2009 en irlande

Le meilleur miler français de 3ans de l’année ne courra plus

et entrera au haras en 2009. Tamayuz

(Nayef) va intégrer Derrinstown Stud, l’antenne irlandaise d’élevage de Cheikh

Hamdan Al Maktoum (Shadwell), éleveur/propriétaire du champion. Relayée par le

Racing Post, cette information nous a été confirmée et complétée par Angus

Gold, racing manager de Cheikh Hamdan Al Maktoum.

C’est une déception pour ses supporters français à double

titre. D’abord parce que le lauréat des Prix Jean Prat (Gr1) et Jacques le

Marois (Gr1) avait été un temps envisagé à l’entraînement l’an prochain.

Ensuite parce que la piste de son intégration au parc d’étalons français

semblait sérieuse. Evoquée l’été dernier par Angus Gold, c’est finalement la

raison qui l’a emporté. « J’ai expliqué à Cheikh Hamdan que le cheval

était très populaire en France et qu’il pourrait y trouver une place au haras,

explique Angus Gold. Cheikh Hamdan a parfaitement compris la situation mais a

décidé d’installer Tamayuz dans un de ses établissements, qui sont toujours à

la recherche de top étalons. C’est aussi plus simple de mettre ses étalons dans

ses propres établissements. Sachant que nous n’avons pas de site en France et

que Nayef (Gulch), le père de Tamayuz, est dans son antenne anglaise de Nunnery

Stud, il était logique d’envoyer Tamayuz en Irlande. Ce choix est réellement

une décision personnelle de son propriétaire. Comme on dit en anglais, that

makes sense. Pour l’heure, le prix de saillie n’a pas encore été fixé. »

 

Saison 2009 terminée

Concernant la possibilité de revoir encore une fois en piste

cette année le double lauréat de Gr1, Angus Gold a été clair. « Le cheval

ne recourra pas cette année. Il nous a évidemment déçu à Ascot dans les Queen

Elizabeth II Stakes (Gr1, 4e) mais nous savons que ce n’était pas le

meilleur Tamayuz qui s’est exprimé. Il n’a pas supporté le voyage et dans ces

conditions et c’est vraiment difficile de prendre un nouveau risque pour aller

courir une épreuve du Breeders’ Cup aux Etats-Unis, par exemple. » On

conservera de Tamayuz, l’image d’un cheval doté d’une magnifique action,

capable de durcir la course de loin sur le mile, à 500 ou 600m de l’arrivée.

C’est suivant ce scénario qu’il a éclaboussé de sa classe l’édition 2008 du

Prix Jacques le Marois sur la ligne droite Deauvillaise. Il laissait alors

Natagora (Divine Light) à deux longueurs et demie.