François-marie cottin ajuste ses jumelles…

Autres informations / 05.11.2008

François-marie cottin ajuste ses jumelles…

Pour François-Marie Cottin,

dimanche, plus que samedi, sera le Jour J. Et plus exactement, il prendra une

grande bouffée d’adrénaline à l’heure de la sixième épreuve, le Prix La Haye

Jousselin (Gr1, steeple, le 09/11). Il y présente pas moins de six concurrents,

les six concurrents qui étaient également engagés dans le Grand Prix d’Automne

(Gr1, le 08/11) exceptés Mitchelo et Pouchki de Somoza, deux chevaux sortants

des gros handicaps. Si tous n’ont pas une première chance, l’entraîneur est

confiant quant à la forme d’un pur produit made in « Cottin » :

Musica Bella (Bateau Rouge), élevée par son entraîneur.

 

Armada « Cottin » dans le Prix La Haye Jousselin

« Ah Musica Bella ! Une très, très bonne jument. Et je pense

que l’on n’a pas encore découvert tout son éclat », nous déclare

François-Marie Cottin. Aux côtés de la jument, les sportsmen auront le plaisir

de retrouver Louping d’Ainay, deuxième puis distancé du Grand Steeple-Chase de

Paris (Gr1), qui fait une rentrée ; Oniraloin et Royal Palois,

premier et deuxième du Prix Montgomery ; Mendiant et Jerozin qui seront

moins compétitifs. « Musica Bella

arrive avec un peu de fraîcheur en faisant l’impasse sur le Prix Héros XII.

Mais elle est dans une très belle condition physique. Elle a 8ans, c’est son

bel âge. Elle progresse dans ses sauts et possède beaucoup d’atouts dans son

jeu. »

 

L’autre visage de François-Marie Cottin

Musica Bella fait partie d’une

minorité dans les allées de l’écurie de Lamorlaye. « Il n’y a pas énormément de chevaux de mon élevage dans mes

boxes. Je les vends et l’idéal est d’installer un maximum de produits chez

différents entraîneurs dans la France entière, nous explique François-Marie

Cottin. Mais ce n’est pas moi qui gère le haras en Normandie, c’est ma mère qui

le supervise et elle est bien plus douée que moi ! » Actuellement,

François-Marie Cottin n’a pas le temps de s’occuper pleinement de son élevage

composé d’une trentaine de poulinières, mais il est totalement impliqué dans

l’entreprise familiale. « L’élevage

est quelque chose qui me tente après mon métier d’entraîneur. L’élevage est une

activité agréable où nous pouvons observer toute une famille évoluer et essayer

de faire une sélection. Toute la magie de l’élevage est de voir une poulinière

produire un superbe produit après n’avoir fait que des chevaux médiocres.

Parfois on persiste avec la poulinière, parfois on abandonne. Pour nos

juments, nous sommes très fidèles aux étalons de Daniel Lassaussaye :

Discover d’Auteuil, Antarctique, Michel Georges et Reste Tranquille. Ils font

la monte à des prix raisonnables et ils sont loin d’être dénués de

qualité ! »

 

 

Oculi, seul pour décrocher le « Maurice Gillois »

Trois chevaux de François-Marie

Cottin sont restés en lice dans le Prix Maurice Gillois (Gr1, le 09/11), le

Grand Steeple des 4ans.  Mais seul Oculi (Denham Red) devrait être au

départ. « Quartel ne courra pas le Prix Maurice Gillois parce qu’il

n’est pas capable de faire le tour. Il ne manque pas de qualité, mais il a

perdu confiance en lui. Je vais le courir sur les haies d’Enghien vendredi dans

le Prix Bucheur. Par ailleurs, Quenta

des Bordes reste quant à elle sur une chute qui a perturbé sa

préparation. Elle risque de manquer peut-être un peu de conditions pour

dimanche. De ce fait, je préférerais peut-être lui laisser une semaine de plus

en l’emmenant sur les haies du Prix Renaud du Vivier (Gr1, le 16/11). »

Mais avec Oculi, l’entraîneur cantilien possède une belle chance de remporter

le grand match des 4ans. « Le cheval

est vraiment très plaisant et les 300 mètres supplémentaires par rapport au

Prix Orcada (Gr3) seront un avantage. Il a pris une bonne deuxième place pour

sa rentrée, mais dans la dernière préparatoire, je le pensais suffisamment

avancé en condition pour gagner. J’apprends à le connaître. Il s’est maintenu

dans une belle forme en ne ratant aucune journée d’entraînement. Le terrain ne

sera pas un désavantage. C’est un bon cheval, il se sort de tous les

terrains. »

 

Absent du Prix Cambacérès

François-Marie Cottin ne sera

certainement pas représenté dans la Grande Course de haies des 3ans. « Je pense qu’il est difficile pour les

3ans de faire de bonnes performances de des terrains lourds, nous explique le

professionnel. Jakiloup s’est déferré assez violemment. Il s’est donc fait

un peu mal à la jambe. Rien de grave, mais il ne pourra pas courir le Prix

Cambacérès. Overlord, quand à lui, pourrait plutôt courir le Prix Ketsch (L,

Handicap, le 09/11). Mais je ne vais pas risquer de compromettre son année de

4ans pour une course… Rien n’est encore véritablement arrêté pour lui. »

 

Le regard de Francois-Marie Cottin sur le week-end

Comme chaque professionnel,

François-Marie Cottin ne s’étonne pas de ce grand week-end international

finalement entre chevaux français. « Si

le week-end se tenait au mois de juin, il serait réellement international. En

fait, il en faudra deux. Celui existant au mois de novembre et un autre au mois

de juin ! Nos calendriers ne se confondent pas correctement et les Anglais

comme les Irlandais ne peuvent pas venir faire une rentrée à

Auteuil ! » Grand connaisseur de l’Irlande pour y avoir fait ses

débuts d’entraîneur, François-Marie Cottin rêve de pouvoir emmener ses chevaux

courir à l’étranger… à Liverpool ou Cheltenham. « Princesse d’Anjou n’a pas le modèle pour être compétitive

là-bas. Mais Louping d’Ainay possède le modèle. C’est un cheval imposant, mais

il vieilli, il a 9ans. J’imagine un superbe programme pour lui comme aller

courir le Grand National de Liverpool… Mais il ne me reste que cette année pour

le faire. Il faut qu’il reste en superbe condition, il faut aussi que les

handicapeurs ne lui inflige pas un trop gros poids… Ce n’est qu’une idée pour

le moment… »

 

Une plus grande marge de manœuvre pour les entraîneurs

François-Marie Cottin a l’habitude

de courir régulièrement ses chevaux et d’obtenir de très bons résultats. Il est

aujourd’hui tête de liste des entraîneurs, mais il aimerait parfois pouvoir

exercer son métier différemment. « Je

pensais que pour un grand week-end comme celui-là, les entraîneurs pourraient

engager leurs chevaux le jour de la course. Il est important de voir tous les

bons chevaux lors de ces grands week-ends et cela le permettrait. Par exemple,

si un cheval éjecte son jockey au premier obstacle du Grand Prix d’Automne, son

entraîneur pourrait l’engager dans le Prix La Haye Jousselin. »