Eagle mountain prend encore de la hauteur

Autres informations / 15.12.2008

Eagle mountain prend encore de la hauteur

HONG KONG CUP

Mike de Kock avait prévenu : « Eagle Mountain est aussi bon,

voire meilleur qu’Archipenko. » Une nouvelle fois, l’entraîneur sud-Africain ne

s’est pas trompé : Eagle Mountain (Rock of Gibraltar) a remporté facilement le

Hong Kong Cup (Gr1) face à une solide coalition locale et étrangère. Il

l’emporte en 2’’00’92, soit à deux centièmes seulement du record détenu par

Falbrav (Fairy King) en 2000. Côté français, on peut se réjouir de la très

belle deuxième place de Balius (Mujahid), du bon comportement de Loup Breton

(Anabaa) et de l’expérience engrangée par Trincot (Peintre Célèbre), âgé

seulement de 3ans.

La méthode "de Kock" frappe encore

Mike de Kock réussit bien avec les chevaux venant de

Ballydoyle. Eagle Moutain a commencé sa carrière chez Aidan O’Brien, pour qui

il s’est classé deuxième du Derby d’Epsom (Gr1) d’Authorized (Montjeu) en 2007.

On se souvient qu’il était venu en France courir le Grand Prix de Paris (Gr1)

dans lequel il était tombé. Avant Eagle Mountain, Mike de Kock a déjà réussi

avec d’anciens "Coolmore", notamment Archipenko (Kingmambo), détenteur

cette année du Queen Elizabeth II Cup (Gr1) à Hongkong et de deux Groupes 2.

C’est également lui qui a conclu deuxième de Spirit One (Anabaa Blue) dans

l’Arlington Million (Gr1).

Le célèbre entraîneur avait expliqué qu’Eagle Mountain avait

trouvé la distance de 2.400m trop longue dans le Breeders’ Cup Turf (Gr1), dans

lequel il a été battu par Conduit (Dalakhani). Pour lui, Eagle Mountain est un

vrai cheval de 2.000m. Il a vu juste, car Eagle Mountain n’a connu aucune

opposition. Dans le tournant final, il allait déjà "par-dessus" les

autres et la ligne droite n’a été qu’une simple formalité.

Mike de Kock résumait : « Je savais avant la couse qu’il

était en grande forme. Peut-être que ses blessures ont été un mal pour un bien,

car il a pu bénéficier d’un repos forcé et a ainsi eu la chance de mûrir. Il

est arrivé ici en cheval frais et s’est avancé en condition depuis sa course

aux Etats-Unis. Il devrait maintenant aller à Dubaï et nous déciderons quelle

épreuve nous viserons avec lui. J’ai pensé pendant un moment qu’il serait aussi

bon qu’Archipenko, mais je pense désormais qu’il est meilleur. »

Formidable finish de Balius

Entraîné par Carlos Laffon-Parias, Balius a pris le premier

accessit et s’est affiché comme le le meilleur français. Ceci au prix d’une fin

de course très incisive. Bien sûr, on pourra toujours dire que s’il avait été

monté plus près, il aurait pu inquiéter Eagle Mountain. Mais aurait-il fini

aussi vite ? En tout cas, son entraîneur se montrait très satisfait de ce

classement et expliquait : « Avec ce numéro de corde [le 13, ndlr], on n’avait

pas d’autre choix pour le monter ; il fallait attendre. Au papier, on espérait

une troisième place ou une quatrième place. On comptait beaucoup sur sa

fraîcheur. Nous sommes battus par un bon cheval, qui est meilleur que nous en

classe pure. On ne peut rien reprocher à Balius. On espère pouvoir garder la

même valeur l’an prochain et revenir en Asie avec lui. Il devrait disputer le

Queen Elisabeth II Cup (Gr1), qu’il aurait déjà pu gagner cette année et dont

il s’est classé deuxième. »

Très bon comportement de Loup Breton

Guy Wildenstein était présent à Hongkong pour suivre la

performance de Loup Breton. Monté parmi les derniers, il a eu un très beau

passage entre quatre cents et deux cents mètres, avant d’accuser un peu le

coup. Il y a eu quelques frottements dans la phase finale et, comme

l’expliquait Elie Lellouche, son entraîneur : « Il s’est un peu découragé quand

il a été dépassé par Balius. Je suis content de son comportement et il devrait

être revu l’an prochain. Ici, le terrain était un peu trop léger pour lui. Il a

eu un beau passage à mi-ligne droite et cette très bonne performance me donne

des idées pour l’an prochain. »

Pas facile pour Trincot

Seul mâle de 3ans au départ, Trincot s’est retrouvé très tôt

dans la bataille. Monté aux avant-postes, il n’a pu rivaliser avec les

meilleurs lors de l’emballage final. Cette prestation à l’étranger n’en est pas

moins bénéfique, car Trincot est un cheval qui continue de progresser. Ioritz

Mendizabal a ainsi commenté la performance du protégé de Philippe Demercastel.

« Nous avons eu un bon parcours derrière les premiers. Dans la ligne droite, il

a semblé progresser mais n’a pas été en mesure de prolonger son effort. »

Lush Lashes malheureuse

La championne de Jim Bolger, Lush Lashes (Galileo), n’a pas

bénéficié d’une ligne droite limpide. Bousculée au moment où les choses

sérieuses ont commencé, elle a rapidement dû abdiquer toutes prétentions. Sa

performance ne compte pas vraiment.