Eliga assure son groupe

Autres informations / 01.12.2008

Eliga assure son groupe

On attendait Eliga

(Turgeon) [lire JDG d’hier], on a eu Eliga. Jamais, elle n’avait réalisé une

telle valeur. Et ce dimanche, elle a pu compter sur deux alliés de choix pour

mener à bien son opération commandée. D’abord, le terrain très profond, sur

lequel elle n’a jamais semblé en difficulté. Ensuite l’engagement de Brame de Nuit (Sagacity) dans le rôle

parfait de leader. Eliga n’avait plus qu’à rester à ses côtés, derrière elle,

mais jamais bien loin. La grande baie brune possédait encore des ressources

dans le dernier tournant mais Cyrille Gombeau ne s’est pas affolé quand Rosy de Cyborg (Cyborg) a résolument

fait le forcing. Popova (Kahyasi) était

également venue se joindre au groupe de tête dans lequel Qualanke (Sassanian), la seule AQPS du lot, figurait depuis le

départ. Eliga a ensuite pris facilement le meilleur sur Rosy de Cyborg mais a

dû lutter ferme avec Popova. Cette grande spécialiste du terrain lourd ne s’est

jamais vraiment avouée vaincu et n’a concédé qu’une encolure au passage du

poteau. François Belmont, son entraîneur, se montrait on ne peut plus

fairplay : « Il n’y a rien à

dire si ce n’est qu’elle réalise une très belle valeur dans ce terrain. Elle

s’aguerrit au fil des courses et arrive au top maintenant. Il faut reconnaître

la supériorité du vainqueur qui a toujours eu la mesure de Popova. C’est une

jument d’Auteuil, vous ne la reverrez pas avant l’année prochaine. »

Le fait qu’une 4ans résiste à une 5ans du type de Popova,

passée par l’école des handicaps, témoigne d’une réelle qualité. Globalement

les cinq premières ont démontré une certaine proximité dans les valeurs : moins

de dix longueurs séparent Eliga de Qualanke, la cinquième. Par contre, il faut

ajouter dix longueurs pour trouver la sixième, Jetty Dancer (Smadoun).

 

 

De la famille de Madalka

et Cadancer

La victoire dans le Prix André Michel (Gr3) confère à Eliga

le statut de meilleur élément de sa famille, du moins sur les deux dernières

générations. Sa mère Kadalkote

(Kadalko) a bien remporté deux steeples mais ils avaient pour cadres

Meslay-du-Maine et Questembert et ne peuvent être comparés en rien aux épreuves

que dispute sa fille. C’est au niveau de la troisième mère d’Eliga qu’on arrive

sur du « dur ». Mabui Princess

(English Prince) a produit Madalka

(Cadoudal) et Cadancer (Cadoudal). La

première a remporté le Prix Maurice Gillois (Gr1) et le Prix Orcada (Gr3) et

occupait donc la tête de sa génération sur les gros obstacles à la fin de son

année de 4ans. Si Cadancer est moins connu, il n’en reste pas moins l’élément

de classe de cette production. Météore morte au champ d’honneur, dans le Prix

Cambacérès (Gr1) 1989 dont il était le grand favori, Cadancer aura eu le temps

de remporter trois épreuves sur les haies en quatre sorties.

C’est Gaëtan Trotin qui possède et a élevé, sous le nom

d’Ecurie Pégase, Eliga. Mais c’est au haras du Berlais qu’a grandi la pouliche.

Gaëtan Trotin n’oubliait pas, d’ailleurs, de remercier Jean-Marie Lucas,

toujours en tête du classement des éleveurs – en obstacle – au soir du dernier

dimanche d’Auteuil.