Hubert monzat : « un comité de sortie de crise »

Autres informations / 20.12.2008

Hubert monzat : « un comité de sortie de crise »

 

La réunion du Comité du France Galop du 15 décembre occupait

une place particulière dans l’exercice 2008 de l’Institution. Dernière réunion

de l’année dans laquelle sont débattues et communiquées les orientations

budgétaires 2008, elle clôturait aussi une période mouvementée avec le départ du

Directeur général adjoint, Thierry Delègue, et l’expression d’une contestation

forte de la Présidence. Hubert

Monzat, Directeur général de France Galop, nous a ouvert l’ordre du jour de ce

Comité et les débats qui s’y sont tenus : « un comité tendu qui s’est

globalement bien passé. »

 

Le contexte

C’est à la réunion du Comité du 13 octobre que la « période de très forte turbulence a

débuté. Le Président Edouard de Rothschild avait alors exprimé son désaccord

avec Thierry Delègue, Directeur Général adjoint. Les raisons étaient multiples

dont, en premier lieu, le développement d’un climat de défiance entre le

Président et Thierry Delègue. Il faut savoir que le licenciement a été à son

terme. Il est effectif depuis le mardi 9 décembre sachant que les six mois de

préavis, légalement prévus, ont été dispensés. Il y a toujours sur ce dossier

une négociation en cours sur les termes de l’accord financier. »

Les réactions qui se

sont faits jour ces dernières semaines ont aussi été abordées. « Le

problème de gouvernance de France Galop après les départs d’Emmanuelle Bour et

de Thierry Delègue ont été abordés. Cela aboutit concrètement aujourd’hui à une

nouvelle orientation dans le discours de la présidence, tenue par exemple

récemment au gala de l’élevage. Il s’agit aujourd’hui de s’appuyer pleinement

sur les syndicats professionnels, les éleveurs et les propriétaires par

exemple, plutôt que sur des minorités de circonstance. »

 

Un nouvel

organigramme en janvier

« Consécutivement,

une de nos priorités, courant janvier 2009, sera donc la validation et

communication du nouvel organigramme de France Galop. Nous travaillons

actuellement dessus. Il n’y a pas tant de scénarios que cela. Il va s’agir de

revenir à un organigramme plus « plat » avec la montée en

responsabilité de chefs de départements. Cela va aussi impliquer dans un

premier temps une intervention accentuée de la direction générale dans

différents domaines, y compris les champs du technique. »

 

Les allocations en

2009

Le sujet central du Comité a été les décisions rattachées

aux allocations en 2009. « En fait,

il faut parler d’encouragements à l’élevage qui recouvrent les allocations à

proprement parler, les primes aux propriétaires et les primes aux éleveurs.

Différentes hypothèses avaient été évoquées, de 0% à 1,5%. Nous nous sommes

finalement arrêtés sur un projet de répartition à 1%. Pendant le débat, on a pu

voir resurgir le débat Paris/Province mais qui a finalement été vite refermé.

L’augmentation de 1% se concrétise par une enveloppe globale supérieure de 2,4

millions d’euros. »

Dans les grandes lignes, cela donne une augmentation de

888K€ pour les allocations en plat et 575K€ en obstacle.

Dans le détail, nous trouvons en ce qui concerne le plat :

  • une

    revalorisation des courses F (Paris et régions) de 425K€,

  • idem

    pour les courses E de 75K€,

  • idem

    pour les courses G (exclusivement en régions) de 175K€,

  • 8

    courses supplémentaires sont prévues (128K€),

  • les

    enveloppes spécifiques AQPS et pur-sang arabes sont valorisées

    respectivement de 30K€ et 55K€.

Pour l’obstacle :

  • Promotion

    de 4 courses au niveau Listed pour 100K€,

  • Augmentation

    des courses « A Réclamer » (80 à Paris et 70 en régions) pour

    150K€,

  • Passage

    du statut PMH à PMU pour 22 courses : 150K€,

  • Promotion

    d’épreuves liées à la catégorisation d’hippodromes pour 35K€,

  • Valorisation

    des courses Anglo-Arabes pour 10K€,

  • Dédoublement

    d’épreuves ou 8e course de réunions : 130K€.

 

 

Demain

Le débat sur le fonds de reconversion des chevaux de courses

et la question de la PSF.