Mardi international à deauville

Autres informations / 10.12.2008

Mardi international à deauville

MARDI INTERNATIONAL À

DEAUVILLE

Le rendez-vous matinal et obligé par le bar de

l’établissement Elie de Brignac confirme la crainte de la veille. Crainte

confortée par des bribes dérobées à la volée quelques heures plus tôt : «

Demain, ça va être triste. », « On se voit demain ? – Non, je ne passe pas aux

ventes. » Effectivement le parterre est peu rempli. Sur les neuf premiers

numéros, sept sont rachetés. On se dit que cela va être triste. La première

décrispation est au crédit d’un fils de Martaline, de la famille de Présent

Bleu (Epervier Bleu). Mais le premier sourire est apporté par Anna Sundström.

Elle vient de vendre son poulain, le #773, à Marc-Antoine Berghgracht. Le

courtier en est déjà à son troisième achat. La blonde Suédoise est heureuse et

réalise le premier top du jour. « Je ne savais pas trop ce qu’il pouvait faire

à la vente de décembre. Je suis finalement soulagée », explique-t-elle. «

J’avais acheté la mère pleine du poulain à Keeneland en 2006 (pour 47.000$,

ndlr). » Cette transaction restera au sommet des ventes pendant cinq grandes

heures.

 

Les courses de Pau en arrière-fond

A 13h30, le bar ne désemplit pas ! C’est l’heure de la

première épreuve de Pau et l’écran géant est prix d’assaut. A 13h50, Samuel

Blanchard monte quatre à quatre les escaliers de la salle de vente. « C’est

horrible ! », murmure t-il.

 

Premier achat belge à Deauville

Avec le #856, l’entraîneur belge Nino Minner effectue son

premier achat à Deauville. « J’ai 18 chevaux à l’entraînement actuellement. A

20.000€ pour ce fils de Sinndar, je suis très content. C’est un frère de Double

Heart (Akarad). J’effectuais auparavant mes achats en Angleterre, à Tattersalls

ou à Doncaster. Mais je veux à présent acheter à Deauville pour profiter de

l’avantage de primes accordées aux chevaux français. Je viendrai courir en

France, dans le nord ou sur Paris. J’ai déjà gagné Quinté avec Mindbend

(Verglas). J’entraîne sur un site appartenant à Monsieur Van Loyese Hoeve.

Aujourd’hui, je vais procéder à plusieurs achats. »

 

Les Polonais sont de retour

A 39.000€, on s’intéresse inévitablement au #862, un fils de

Verglas du Haras du Logis Saint-Germain. Pourtant, c’est un rachat. De justesse

car, avec une enchère de plus (à 40.000€), le neveu de Perugina (Highest Honor)

changeait de mains. La sœur de Super Célèbre par Kingsalsa (#867) n’est pas,

non plus, vendue lors de son passage. Elle sera ensuite achetée, à l’amiable,

par Michel Zérolo (Oceanic Bloodstock) à 26.000€. La série des amiables se

poursuit avec le #895. Ce fils de Street Cry ne trouve pas d’enchérisseurs sur

le ring. Crispin de Moubray l’obtient une heure plus tard à 20.000€ pour des

clients polonais. Les mêmes clients étaient venues en octobre, tout en se

montrant peu assidus. Souvent perdus par leur courtier, quelquefois retrouvés,

ils ont été beaucoup plus efficaces en ce mardi. Ils repartiront avec quatre

lots.

 

Citoyen mongol au salon

Pendant ce temps, Jean-Pierre Deroubaix apprend à connaître

un nouveau client mongol. Rendez-vous est pris dans le coin salon du bar pour

faire sa connaissance.

M. Ganbat signe le top price avec le #953 à 180.000€. Un

record absolu pour cette session de décembre. (Voir le

« Spécial top price »). Avec le #984, un fils de Prince Kirk

de la famille d’Oh Calin, il réalise un deuxième achat, plus discret cette fois

– seulement 14.000€.

Frédéric Sauque, underbidder sur le top price se « venge »

rapidement. Avec le #961, un frère d’Equiano par Marchand de Sable. Il contrôle

Nick Bell avec une enchère à 60.000€.

 

Aux tours des entraîneurs du sud-ouest

Michel Roussel a assisté sur Equidia à la victoire

d’Indigold (Gold Away) à Pau. Il fête sa victoire en achetant son frère par

Keltos à 20.000€. « Il faut maintenant que je trouve des clients ! »

Juste après, avec le #1006, Jean-Claude Rouget effectue son

seul achat du jour. Simple participant aux échanges sur le top price, il met en

application ce qu’il nous avait annoncé un peu plus tôt. « Je ne voulais pas me

déplacer pour rien. »

Finalement, cette journée n’avait rien d’horrible.