Pas de cadeaux sur les meilleurs lots, dans un marché en baisse

Autres informations / 07.12.2008

Pas de cadeaux sur les meilleurs lots, dans un marché en baisse

PAS DE CADEAUX SUR LES MEILLEURS LOTS, DANS UN MARCHÉ EN BAISSE

Bertrand le Métayer (B.L.M. Le Métayer), 1 achat

« C’est dur d’acheter des juments pleines, car tout le monde se concentre sur les mêmes. Je voulais en acheter plusieurs et j’ai été à chaque fois battu. Néanmoins, le catalogue est bon et je dispose encore d’autres possibilités dans les prochains jours. »

 

Tom Goff (Blandford Bloodstock), 1 achat

« J’ai essayé d’acheter, sans succès aujourd’hui. Je suis venu pour des pouliches mais le marché est difficile pour moi. Le catalogue n’est pas en cause. Simplement, nous avons déjà beaucoup acheté ailleurs – et nous ne sommes ici que pour essayer de dénicher ce que nous n’avons pas encore été en mesure d’acheter sur d’autres places. » En fait, Tom Goff a réalisé un achat "tardif" (après cette déclaration) : le #184 à 10.000€, une foal de Barathea et Dance Treat (Nureyev).

 

Julian Dollar (Newsells Stud), 1 achat

« Comme à chaque vente, les bons numéros se vendent cher, alors que l’ensemble du marché est en baisse. Quand on cherche à construire un élevage de qualité, le contexte n’est donc pas si favorable que cela. Je trouve le marché de Deauville solide, un peu comme en août. Il me semble en tout cas plus consistant que ceux de Goffs ou Tattersalls. » Pour confirmer ce fait, Julian Dollar a été underbidder sur les #117 et #197. Le #117, Toupie (Inthikab), a été rachetée 260.000€ et le #197, Faslen (Fasliyev), a été obtenue à 105.000€ par Luke Lillingston.

 

Gilles Forien (F.I.P.S), 8 achats

« Nous vivons la même chose que Keeneland et Tattersalls. Aussi bien dans les chiffres, avec une forte baisse du prix moyen, que dans la tendance, avec des bas de gammes qui ne se vendent pas. Mais le bas va s’éliminer naturellement. Nous ne savons pas trop où nous allons car la crise n’est pas interne, mais bien externe. Nous avons la chance en France d’avoir de belles allocations, ce qui n’est plus le cas chez bon nombre de nos voisins européens. Il existe évidemment une surproduction en France, même si la comparaison n’est pas encore possible avec l’Irlande ou l’Angleterre qui connaissent 12.000 naissances par an, pour 5.500 chez nous. »

 

Lady O’Reilly (Haras de la Louvière), 19 lots présentés – 17 vendus – 1 vente amiable

« Ce n’est pas un marché très fort. Il n’y a pas de surprise avec des bons numéros qui se vendent bien alors que le marché du milieu et celui du bas sont très faibles. Je suis vendeur pour des exigences d’effectif. Quand je vends, je me dis, cela fera une saillie de moins à choisir et payer. Il faut s’adapter au marché [17 produits vendus sur 19 présentés plus un à l’amiable, ndlr]. »

A la question de savoir pourquoi le Haras de la Louvière passait en vente Massarossa, une fille d’une propre sœur de Miesque (Nureyev), Chryss O’Reilly parle encore de gestion d’effectif. « Nous avons encore deux filles de Massarossa : la 2ans (Désarmante) qui vient de gagner et une yearling. Par ailleurs, je suis aussi associée sur une autre jument de la famille dont nous avons deux filles. Je ne peux pas tout garder. »

 

Pierre-Yves Bureau (Wertheimer & Frère), 10 lots présentés – 10 lots vendus

« Nous sommes très satisfaits d’avoir vendu tous nos chevaux. Ce qui n’a pas été le cas à Newmarket où nous avons présentés autant de lots pour repartir avec deux d’entre eux. Les deux pouliches dont nous espérions le meilleur prix ont atteint nos estimations. Celles-ci ont bien sûr été faites en fonction du marché actuel. Nos ventes sont tout à fait correctes. S’agissant de cette journée dans sa globalité, ce qui était bien s’est bien vendu. »