Tétière orange

Autres informations / 01.12.2008

Tétière orange

 

Assemblée générale des AQPS

 

Auteuil est

aujourd’hui le « temple des AQ », tout autant qu’il est celui de

l’obstacle. Et l’Assemblée générale de l’association des éleveurs et

propriétaires de chevaux AQPS a fait salle comble, dimanche à Auteuil. De toute

la France, éleveurs et propriétaires d’AQ avaient répondu nombreux à

l’invitation du président Michel de Gigou (qui présidait en l’occurrence sa dix-septième

AG !) et semblaient très heureux d’être tous réunis. Cela va finir par

devenir un poncif quand on parle des AQ, mais ces acteurs sont vraiment des

passionnés à l’enthousiasme communicatif.

 

Succès des campagnes

d’adhésion

Après un exposé du Trésorier Antoine-Audoin Maggiar sur le

bilan financier, Michel de Gigou a attaqué avec ce qui est le nerf de la guerre

de toutes les associations : les membres. La campagne de recrutement a

porté ses fruits. Au cours de l’année, 134 courriers ont été adressés aux

vainqueurs de courses AQPS, pour féliciter les lauréats et les inciter à

adhérer au cas où ils n’étaient pas encore membres. Bilan : huit nouveaux

adhérents. D’autre part, les membres du bureau et du comité de l’association

ont personnellement réfléchi à des amis qu’ils pourraient faire entrer. Le

panel est large puisque, comme le rappelait Michel de Gigou, l’association

présente la particularité d’être ouverte aussi bien aux propriétaires, éleveurs

et entraîneurs qu’aux simples amateurs et sympathisants de la cause AQPS. Cette

initiative du bureau et du comité a permis de recruter 30 nouveaux adhérents.

Si tous les membres font le même effort, plusieurs dizaines de personnes

devraient rejoindre l’association en 2009… En tout, l’association compte

aujourd’hui 393 adhérents.

 

Jacques de Vienne et

Bourbonnais à Saint-Cloud ?

Sur le programme, les évolutions mises en place cette année

ont satisfait tout le monde. Notamment l’enveloppe qui a permis de dédoubler

les courses de 3ans en plat, évitant les éliminations. C’était un bon choix qui

sera reconduit.

Seul sujet de débat, à propos des courses plates : le

Prix Jacques de Vienne. Certains ont regretté qu’il ait désormais lieu à

Fontainebleau et souhaitent le voir couru à Saint-Cloud. Le représentant de

France Galop a répondu que, si le Jacques de Vienne revenait à Saint-Cloud, le

Bourbonnais devrait en contrepartie quitter le Val d’Or pour Fontainebleau.

Pourquoi ? Il semblerait que ce soit une pure position de principe – car

on ne voit pas bien en quoi cela serait déshonorant pour Saint-Cloud

d’accueillir ces deux courses d’AQ de haut niveau… 

En obstacle, dans les courses réservées, le taux de partants

par course (11,2) est tout à fait dans la norme générale (12,4). Les AQ sont

donc aussi assidus que les autres.

1.780 chevaux AQPS sont actuellement à l’entraînement. Ce

chiffre est stable par rapport à l’an dernier, et en progression par rapport à

2006.

 

Un élevage reconnu

sur le plan international

Du côté de l’élevage, 1.881 juments AQ ont été saillies par

des étalons PS en 2008, et 30 juments ont été croisées « à l’envers »

(juments PS à des étalons AQ). Par ailleurs, 2007 a vu 1.250 naissances. C’est

plus qu’en 2006. Mais la surproduction est encore loin.

Michel de Gigou a ensuite insisté sur les marques de

reconnaissance à l’international des AQ. La première vient d’Angleterre :

les autorités anglaises autorisent désormais les vainqueurs de courses plates

AQ en France à participer aux bumpers

et aux courses de haies National Hunt.

La seconde vient de la dernière commission du Stud-Book AQPS, qui a demandé à

France Galop de solliciter son pendant anglais pour que nos amis britanniques

enregistrent désormais les naissances AQPS de façon à les intégrer au

Stud-Book.

Autre élément conditionnant la reconnaissance : la

vaccination contre la rhinopneumonie. Une grande race est une race responsable.

De toute façon, cette vaccination devient obligatoire en 2009.

Michel de Gigou souhaite aussi que les grandes courses

d’obstacle du Japon ou encore de Nouvelle-Zélande soient ouvertes aux AQ.

Enfin, le partenariat avec le FRBC (French Racing and

Breeding Committee) a été jugé très satisfaisant. Il a permis de faire la

promotion des AQ à Punchestown, et de tenter de faire venir des acheteurs

anglais et irlandais aux concours interrégionaux de Decize et du Lion-d’Angers.

C’est aussi en collaboration avec elle, et sur une idée d’un(e) des membres de

l’association qu’a été créé le label : « AQPS, The French

Chaser ». Les mots ne sont que les mots, mais quand ils sont à la fois

synthétiques et exprimés dans la langue de son interlocuteur (en l’occurrence

l’anglais), ils ont plus de poids.

 

Jour de Galop, la

bonne décision

Michel de Gigou a rappelé qu’en 2008, l’association AQPS

avait mis fin à son action dans Paris-Turf pour devenir partenaire de Jour de

Galop (JDG). Ce changement était la bonne décision a dit le président. Non

seulement JDG apporte, selon lui, une importante manne d’informations en temps

réel. Mais, de plus, il facilite la vie des éleveurs ayant des produits courant

à l’étranger. Auparavant, il existait peu de solutions faciles pour faire ce

suivi. Maintenant, tout est résumé dans une page de JDG (les « FR en GB et

en Irlande »). Tout adhérent de l’association, à jour de ses règlements,

est abonné gratuitement à JDG sur simple demande.

 

Changements à France

Galop

Michel de Gigou a dit beaucoup regretter le départ annoncé

de Thierry Delègue ; sans juger la décision, il s’interroge sur ce qui

s’est passé. Thierry Delègue partageait la passion de l’obstacle, dont il était

un expert confirmé. C’était un excellent interlocuteur pour les AQPS. Michel de

Gigou a exprimé son inquiétude sur la suite, tout en reconnaissant qu’elle

n’était peut-être pas fondée. Sa crainte est que l’on ne change pas les hommes

si l’on n’a pas envie de changer les choses. Jean d’Indy, vice-président de FG

chargé de l’obstacle, a répondu en parlant d’un divorce progressif entre deux

hommes. Et qu’il n’y avait aucune volonté de remise en cause de la politique

actuelle.

Sur le même sujet, Bernard Le Gentil, qui avait recruté

Thierry Delègue aux « Steeple », a prononcé un mot de soutien à son

ancien poulain. Mais surtout, il a demandé aux membres des associations d’être

très vigilants quant aux décisions prises par FG à l’avenir.

Sur les questions institutionnelles, un bref débat a ensuite

eu lieu entre Marcel Rolland et Guy Cherel d’une part, et Hubert Tassin

(représentant de FG au PMU) d’autre part. Les premiers ont regretté la hausse

de 1,5% seulement des allocations ; le second s’est défendu en disant que

le PMU avait besoin d’argent pour se préparer à l’ouverture.

 

Nouveaux étalons aux

HN

François Gorioux a présenté les nouveaux étalons des Haras

Nationaux : Axxos () au Pin, Boris de Deauville (Soviet Star) à Cercy,

Kaldounévées (Kaldoun), en recettes partagées, dans le Sud-Ouest. Reste à

trouver un nouvel étalon pour l’Ouest. François Roche-Bruyn, le Directeur

Général des HN, a confirmé que les Haras resteraient bien présents dans les

courses, notamment au galop.

 

TVA, Transport, soins

vétérinaires et GESCA

En conclusion, Charles de Certaines (chef du Bureau du

cheval et des activités équestres au Ministère de l’Agriculture) a évoqué

quatre sujets d’actualité.

Le premier est l’évolution du taux de TVA, une information

que JDG a immédiatement relatée en fin de semaine dernière. Passera-t-elle de

5,5% à 15% ? Le combat vaut d’être mené, mais en tout cas, le cheval doit

rester un produit de consommation humaine (viande) s’il veut avoir une chance

de rester à 5,5%. Il faut se battre pour sauver cet état de fait. Les

Etats-Unis, qui sont allés dans le sens inverse, le regrettent beaucoup aujourd’hui,

car ils ne savent plus quoi faire de leurs chevaux réformés !

Le deuxième est le Transport. Le ministère va demander des

aménagements et des précisions à la Commission européenne sur son texte – qui

s’annonce très contraignant pour les transporteurs privés, au nom du bien-être

du cheval. On en saura plus prochainement.

Le troisième concerne les soins vétérinaires jusque là

administrés par les éleveurs eux-mêmes, par exemple dentaires. Le Code rural

les interdit. Il faudra donc envisager sa réforme.

Sur tous ces sujets, l’avis de Charles de Certaines est que

les courses doivent s’organiser en lobby pour être efficaces. A ce titre, il

conseille à toutes les associations de rejoindre le Groupement des Entreprises

du Secteur Cheval en Agriculture (GESCA). Il s’agit d’une association créée

sous l’égide de nos amis trotteurs en février 2008. Son objet est de « développer

les relations sous ses aspects économiques, fiscaux, sociaux, de la filière

cheval auprès des pouvoirs publics; défendre les intérêts des entreprises du

cheval par la proposition de réforme et d’adaptation du droit positif; informer

les acteur de la filière cheval, en développant la communication utile à la

gestion de ces entreprises en créant un trait d’union entre les réseaux de communications

des structures par le biais de leurs bulletins d’informations, sites

Internet... » Son siège est au domaine de Grosbois, à Boissy-Saint-Léger

(94). Et le mail est celui d’une professionnelle bien connue :

fasquelle-della-rocca@wanadoo.fr.

 

 


 

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