Lendemains de fêtes difficiles à deauville

Autres informations / 03.01.2009

Lendemains de fêtes difficiles à deauville

Après

le brouillard qui a eu raison de la réunion du 31 décembre (la première épreuve

exceptée, qui s’est courue), c’est le gel qui est cette fois à l’origine

de l’annulation de la belle réunion du samedi 3 janvier de Deauville. Les onze épreuves annulées de la Saint-Sylvestre

ont été reportées au jeudi 8 janvier et les douze courses de ce samedi seront,

pour leur part, disputées le

vendredi 9 janvier. Le calendrier de

l’hippodrome de Deauville sera donc chargé la semaine prochaine, avec cinq réunions

et cinquante-neuf courses.

Enfin, pour pallier cette défection, le PMU a décidé de passer la réunion de trot de Cagnes-sur-Mer du statut de PMH

à celui de PMU.

Afin de mieux comprendre les raisons de cette annulation préventive, nous

avons posé quelques questions à Yves Deshayes, régisseur de l’hippodrome de Deauville.

JDG. – D’après l’intervention d’Hubert Monzat sur Équidia,

cette annulation est préventive…

Yves Deshayes. – Nous avons pris, avec Hubert Monzat, la décision d’annuler la réunion de samedi. Mercredi, la visibilité ne

permettait pas de courir, tandis que

cette fois, c’est le froid qui est à l’origine de cette annulation. Il persiste, et la piste devient de plus en plus dure. Je crains

que cela ne se détériore encore d’ici demain [lire samedi, ndlr]. Par respect

pour les professionnels qui se déplacent, il était préférable

d’annoncer l’annulation la veille de la réunion.

A-t-il été facile de déplacer la réunion ?

Nous avions

un créneau la semaine prochaine. Mais il y aura cinq réunions la même semaine sur

l’hippodrome de Deauville, et si on

doit annuler de nouveau une réunion, nous n’aurons plus de disponibilité. Je

croise donc les doigts pour que la

situation météo s’améliore.

Il fait froid

tous les hivers

sur la Côte normande. Comment expliquer que, cette année, des courses aient

dû être annulées ?

La persistance du froid en est la cause. Je me souviens qu’en 2006, nous avons

couru alors qu’il

faisait -7°C le matin. C’était à une époque où les réunions

du matin n’étaient pas encore créées. Si le froid ne dure qu’un jour ou deux, cela n’est pas dérangeant.

Le type de froid joue également. Avec

un froid sec, la piste se gélifie moins vite. Mais nous avons eu du brouillard, et

l’humidité s’imprègne puis augmente

le pouvoir de gel. C’est le cas avec n’importe

quel type de P.S.F.

: quand le froid perdure,

cela change la donne. C’est la

première fois que nous devons annuler

des courses l’hiver à Deauville. L’an

dernier, nous n’avons eu aucun

problème. La seule fois où les courses

ont

été retardées, c’était à cause de mauvaises conditions

climatiques en région parisienne, qui ont retardé les acteurs des courses.

Envisagez-vous des solutions pour éviter que

le gel paralyse les courses à Deauville

?

Nous

sommes en train de mesurer les effets du salage sur la piste, avec la collaboration de la société d’autoroute de Pont-l’Evêque, en utilisant un produit de type autoroute. Ce n’est pas vraiment conseillé

par les sociétés qui fabriquent les pistes,

car le sel et les liants à base de pétrole de la piste ne

se mélangent pas très bien.

Néanmoins, je saurai samedi matin

si le test est concluant. Dans ce cas, si le froid persiste la semaine

prochaine, cela nous permettra

de prendre des dispositions

pour que les courses puissent se dérouler.