Les français parient, même sans fumer

Autres informations / 03.02.2009

Les français parient, même sans fumer

L’interdiction de fumer ne

nuit pas aux jeux, c’est la conclusion qu’on peut tirer des chiffres 2008 des

jeux et paris. Le PMU a totalisé 9,262 milliards d'euros de recettes (+ 4,8 %)

sur un total de 21,018 milliards d'euros (20,947 milliards d’euros en 2007)

pour les trois opérateurs (PMU, Française des Jeux et les casinos). Notamment

grâce à son site web, qui ne souffre pas de la loi anti-tabac.

Selon le sénateur François

Trucy (UMP, Var), auteur de deux rap ports d'information sur les jeux de hasard

et d'argent, cité par l’A.F.P., « Le PMU a fait preuve d'un gros dynamisme ».

Sur son site internet, le PMU a en effet enregistré 540 millions d'euros de

paris hippiques en 2008, et la Française des Jeux, 219 millions d'euros.

Se préparant à l'ouverture à

la concurrence du marché des paris sportifs en ligne, fin 2009, le PMU a innové

sur le plan marketing, ce qui lui a permis de progresser.

Le fait que les joueurs ne

puissent plus fumer dans les lieux publics est largement compensé par la

possibilité de jouer devant son écran… Selon le Pr Jean-Luc Vénisse, directeur

du pôle universitaire d'addiction et de psychiatrie au CHU de Nantes, spécialiste

du jeu compulsif, ce sont surtout les jeux « répétitifs » qui ont souffert,

comme le Rapido ou les machines à sous des casinos. Le médecin annonce pour

bientôt les résultats d’une enquête épidémiologique lancée cette année pour

mesurer les phénomènes d'addiction au jeu dans la société française. Quant à la

crise, ses conséquences sur les paris ne sont pas évidentes. II y a le « pour »

(le jeu d’argent comme un refuge à la crise, comme un espoir quand les rentrées

d’argent

« classiques » sont en berne)

et le « contre » (moins de pou voir d’achat = moins de jeu)