Long run, en maître

Autres informations / 16.03.2009

Long run, en maître

LONG RUN, EN MAÎTRE

PRIX JACQUES D’INDY

« Il est vraiment très bon,

point barre ! » s’est exclamé Guillaume Macaire après avoir accueilli son

pensionnaire, Long Run (Cadoudal), victorieux du Prix Jacques d’Indy (Gr3).

A 3ans, l’élève de

Marie-Christine et Benoît Gabeur avait été élu meilleur cheval de sa

génération. A 4ans, il reste maître de ses contemporains en l’emportant

facilement face à une opposition relevée. Celle-ci comptait notamment la

meilleure 3ans sur les haies l’an passé : Stravinsky Dance (Stravinsky), mais

aussi Buck’s Boum (Cadoudal), dauphin de Long Run dans le Prix Cambacérès (Gr1)

ou encore la vaillante Bonita du Berlais (King’s Theatre). Au total, treize

concurrents lui étaient opposés et après une course d’attente, il « a relevé la

tête, a pointé les oreilles, avant d’accélérer sur le plat pour les devancer »,

a expliqué Guillaume Macaire.

 

PRIX JACQUES D’INDY

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LONG RUN...

Long Run vers le steeple Long

Run est incontestablement un très bon cheval doté d’une certaine classe de

plat, mais il est aussi et surtout un excellent sauteur. Son entourage pense

ainsi le passer sur le steeple. « Pour le moment, rien n’est arrêté, il faut

que j’en discute avec son propriétaire et toute l’équipe, mais il pourrait

vraisemblablement passer sur le steeple cette année, nous a déclaré Guillaume

Macaire. Il devrait courir le Prix Amadou (Gr2), au mois de mai, mais il ira

plutôt sur le Prix Maurice Gillois (Gr1, steeple) que sur le Alain du Breil

(Gr1, haies). Mais encore une fois, nous avons le temps et nous devons en

discuter. » Diverses options s’offrent à Long Run pour cette année et toutes

les autres. Son propriétaire, Robert WaleyCohen, a déclaré qu’il espérait voir

son protégé au Festival de Cheltenham en 2010… Long Run fait rêver. Sa

prestation du jour nourrit beaucoup d’espoirs, d’autant que Guillaume Macaire

ne l’a pas présenté « très très prêt », comme il nous l’a confié : « Je ne l’ai

pas énormément travaillé pour ne pas le tendre. »

 

Etonnant Blue Bresil

Partant dans le Prix du

Jockey-Club (Gr1), cinquième du Prix d’Ornano (Gr2) et partant dans le Prix de

l’Arc de Triomphe (Gr1), Blue Bresil (Smadoun) était au départ du Prix Jacques

d’Indy (Gr3) pour effectuer ses débuts en obstacle. Les observateurs restaient

perplexes face à ce parcours si atypique. Mais Blue Bresil a pris la deuxième

place entre Long Run et Stravinsky Dance. Une performance de haute volée après

avoir choisi de mener l’épreuve de bout en bout ! « Il n’est pas gaucher, nous

aurions dû dire au jockey de prendre la ligne des fusains, mais malgré cela, il

a réalisé une super performance, nous a déclaré Freddy Tondelier, propriétaire

du poulain. Pour la suite de son programme, nous allons logiquement poursuivre

dans les semi-classiques, mais il faut que nous en discutions Pierre Costes et

moi-même. » Pierre Costes accueillera en effet le poulain pour poursuivre sa

carrière en obstacle.

 

La bonne rentrée de

Stravinsky Dance

Les pensionnaires de Jehan

Bertran de Balanda sont en grande forme depuis le début de la saison et

Stravinsky Dance, lauréate du Prix Bournosienne (Gr3), a suivi la tendance en

prenant la troisième place du Prix Jacques d’Indy. Patientant à

l’arrière-garde, elle s’est portée sur la ligne de tête dans le dernier

tournant et a tenu sa partie jusqu’au bout. « Je suis très content d’elle, nous

a déclaré Jehan Bertran de Balanda. Elle court très bien, mais le lauréat es

vraiment très bon aussi ! Kadabi s’est également bien comporté. » Deuxième des

trois pensionnaires que l’entraîneur mansonnien présentait dans la belle

épreuve, Kadabi (Dalakhani) a pris en effet la quatrième place en traçant une

fin de parcours très honorable. La Poullique (Astarabad) a pour sa part été

arrêtée.     

 

 

 

PRIX JACQUES D’INDY

... EN MAÎTRE

L’ombre de Buck’s Boum

Lorsqu’il prenait la deuxième

place du Prix Cambacérès (Gr1) l’an dernier, derrière l’intouchable Long Run,

Buck’s Boum avait fait forte impression. Son éleveur, Henri Poulat, nous

déclarait alors qu’il le pensait meilleur que Big Buck’s, son propre frère,

vainqueur de Gr1 à Cheltenham la semaine dernière et deuxième du Prix Renaud du

Vivier (Gr1) pour l’entraînement de René Lecomte. Le même duo possède

aujourd’hui Buck’s Boum qui n’est pas voué à la vente. Pour preuve, son éleveur

a préféré ne pas le castrer.

Mais ce dimanche, malgré ses

performances passées et le style dans lequel ils les avait réalisées, Buck’s

Boum ne s’est pas montré dangereux un seul instant pour finalement terminer à

la dixième place. Placé à flanc de peloton, il a voyagé dans le sillage des

premiers avant de tenter un rapproché, sans succès. Buck’s Boum a été le

premier battu.