Natagora simplifie la vie

Autres informations / 05.05.2009

Natagora simplifie la vie

Dimanche 4 mai, Newmarket

(GB). Les grands sportifs donnent l’impression de faire un métier facile. On

dit de Mill Reef, probablement un des meilleurs pur sang de tous les temps,

qu’il galopait sans sembler se presser mais mettait progressivement tous ses

rivaux dans le rouge. Natagora (Divine Light) est de ceux-là. D’une certaine

manière, cette aisance, cette façon de gagner sans forcer, la dessert. En

remportant de bout en bout son premier classique sur la ligne droite de

Newmarket, son second Groupe 1 sur cette piste et dans sa carrière, la grise de

Stefan Friborg a atteint une nouvelle dimension.

Certes, les cent derniers

mètres ont semblé interminables. Certes, Nahoodh (Clodovil) aurait sans doute

été dangereuse si elle ne s’était retrouvée bloquée derrière les premières,

dans une posture qui n’était pas sans rappeler les malheurs de Six Perfections

(Celtic Swing) il y a cinq ans.

Certes, la pensionnaire de

Pascal Bary a gagné de seulement une encolure devant Spacious (Nayef), Saoirse

Abu (Mr Greeley) – tout de même tombeuse en 2007 d’un certain Henrythenavigator

–, Infallible (Pivotal) et Nahoodh.

Pourtant, quelques mètres

après le poteau, coiffée de sa nouvelle couronne, la reine grise était en

majesté, détendue, pas énervée pour un sou, sûre d’elle et de son titre. Cette

robe n’allait qu’à elle et elle la portait avec naturel.