Prix du jockey club

Autres informations / 08.06.2009

Prix du jockey club

GÉRARD AUGUSTIN-NORMAND :

« JE SAIS CE QUE CELA

REPRÉSENTE, EN TERMES DE TRAVAIL, DE SACRIFICE ET DE PASSION »

 

Gérard Augustin-Normand,

propriétaire de Le Havre, a une manie plutôt inhabituelle : le plus souvent, il

se prive volontairement d’aller aux courses voir courir ses chevaux ! Ainsi, il

n’était pas à Chantilly dimanche pour la victoire de Le Havre. Il nous a fait

le plaisir de répondre à nos questions par téléphone, entre deux des nombreux

coups de fil reçus de ses amis…

 

Jour de Galop. – Une fois de

plus, vous n’étiez pas aux courses ! Comment s’est passé votre après-midi ?

Gérard Augustin-Normand. –

J’étais à la maison, où j’ai regardé Equidia, dont le direct est très bien

fait. Ne croyez pas que c’est du masochisme de ma part. Peut-être y a-t-il un

peu d’égoïsme mais j’apprécie ces moments d’isolement qui me permettent de

mieux savourer mon émotion. Cela dit, j’aurais adoré être avec Jean-Claude,

Christophe et tous mes amis.

 

Et lorsque vous l’avez vu

gagner ?

J’étais très content. Je

crois que j’ai d’abord pensé au cheval. Je trouve qu’il est formidable à voir

galoper. C’est difficile de parler d’amour, mais je ressens quelque chose de

particulier avec lui, depuis le début.

 

Avant la course, il n’était

pas cité parmi les favoris. Qu’attendiez-vous de lui ?

Après la victoire d’Oiseau de

Feu dans le Prix Paul de Moussac, mon ami Bernard Weill m’a appelé et il m’a

dit :

« On a gagné, maintenant,

c’est à toi ! » Je n’y croyais pas vraiment pour la victoire, mais je me voyais

une chance d’être dans le coup. Et je savais que Jean-Claude et Christophe

partaient avec une certaine confiance. En fait, je n’aurais pas imaginé battre

Silver Frost… mais j’aurais été déçu de ne pas bien courir.

 

Comment avez-vous rencontré

Jean-Claude Rouget ?

Il y a deux ans, j’ai demandé

à mes amis Bernard Weill et Daniel Trèves de me présenter Jean-Claude. Nous

nous sommes rencontrés aux ventes de Deauville. Je les en remercie beaucoup :

tout a commencé grâce à eux. J’ai beaucoup d’admiration pour Jean-Claude, qui

sait aussi bien acheter qu’entraîner. Je suis content qu’il ait vécu un

dimanche formidable, auquel il faut associer Christophe. Ce jockey est un sorcier

!

 

Etes-vous conscient de la

chance que vous avez ? Je suis conscient de la chance que j’ai, même s’il va me

falloir un peu de temps pour apprécier totalement. Je vais aux courses depuis

cinquante ans et mon grand-père était un petit propriétaire, ce qui fait que je

ne suis pas inconscient de ce qui m’arrive. Je sais ce que cela représente, en

termes de travail, de sacrifice et de passion.

 

Si vous recevez une

proposition d’achat conséquente pour Le Havre, y céderez-vous ?

Je n’y pense pas. Et je n’y ai

jamais pensé. J’ai vécu toute ma vie dans un univers d’argent avec la Bourse.

Les courses, c’est très différent. Et si je devais comparer les deux, je dirais

que les courses, c’est beaucoup plus fort. J’ai vécu beaucoup de moments

formidables à la Bourse, mais bien plus dilués. Aux courses, tout se joue en

quelques secondes.

 

Serez-vous en août chez

Arqana ?

Je continuerai plus que

jamais à faire confiance à Jean-Claude et à toute son équipe, à laquelle

j’associe Bernard Weill et Daniel Trèves.

 

Et quand viendrez-vous aux

courses, pour partager vos émotions avec vos amis ?

Même si j’étais un peu loin

aujourd’hui, je partage déjà mes émotions avec Jean-Claude, Christophe et tout

le monde. Et j’espère, à l’avenir, apprendre à mieux les partager encore. J’apprends,

j’apprends…