Peut-on réussir dans l’arc sans avoir commencé sa carrière à 2ans ?

Autres informations / 22.09.2009

Peut-on réussir dans l’arc sans avoir commencé sa carrière à 2ans ?

LE MAGAZINE

Mardi 22 septembre 2009 / 10

 

 

FOCUS SUR QUATRE DES

EXCEPTIONS

2006 : Rail Link

En 2006, Rail Link arrive sur

“l’Arc” avec le titre de meilleur 3ans, puisque gagnant du Juddmonte Grand Prix

de Paris (Gr1) et également parce que les trois gagnants de der-

bies majeurs en Europe

(“Jockey Club”, Derby d’Epsom et Derby d’Irlande) sont absents, à savoir Darsi,

Sir Percy et Dylan Thomas. L’opposition dans “l’Arc” pour Rail Link vient des

vieux, que sont Hurricane Run – qui, en fin d’année de 4ans, n’a plus la même

verve qu’à 3ans –, Shirocco – gagnant du Prix Foy –, le japonais Deep Impact –

qui découvre Longchamp –, et la vaillante Pride. Bizarrement proposé à 30/1

(grâce notamment au soutien des japonais envers Deep Impact), Rail Link montre

la grande réussite des 3ans dans “l’Arc” en s’imposant de peu face à Pride. On peut

penser qu’intrinsèquement, Rail Link était le meilleur du lot ce jour-là, grâce

à la défection des 3ans et des “vieux” qui, face à lui, étaient un peu en perte

de vitesse (mis à part Pride).

 

2002 : Marienbard

L’édition 2002, remportée par

le 5ans Marienbard, qui a débuté seulement au mois de juin de ses 3ans, ne fait

pas figure d’édition référence pour “l’Arc”. Monté par un

Lanfranco Dettori des grands

jours, Marienbard résistera au retour de Sulamani, qui lui aussi d’ailleurs

avait débuté à 3ans. Avec le recul, on peut penser qu’High Chaparral –

certainement le meilleur cheval du lot en classe pure –, battu d’une longueur

et un quart par Marienbard, aurait dû remporter cette édition. Mais il faisait

sa rentrée directement dans “l’Arc”, n’ayant pas couru depuis le 30 juin.

Lauréat du “Jockey Club”, Anabaa Blue n’était plus dans la même forme qu’au

printemps et Aquarelliste, favorite de cette édition, n’avait pas non plus la

même verve qu’un an auparavant, quand elle avait pris la deuxième place.

 

1998 : Sagamix

Les deux gagnants des trois

derbies majeurs (Dream Well – qui a débuté à 3ans également –, et High Rise)

sont là. Pourtant, c’est le tardif Sagamix qui va s’imposer, tout en arrivant

sur

“l’Arc” avec seulement trois

courses dans les jambes. Ce qui a pu permettre la victoire de Sagamix, c’est le

parcours en or que lui a donné Olivier Peslier, alors qu’High Rise (qui avait

gagné le Derby d’Epsom avec Olivier Peslier), aura lui un très mauvais

parcours. Surtout, ce qui aura été déterminant, c’est premièrement, qu’André

Fabre a rapidement fait de Sagamix son cheval “d’Arc”, le laissant

volontairement au repos cinq mois en avril, après deux victoires et,

deuxièmement, de lui avoir fait faire une rentrée – gagnante – dans le

"Niel". Ce choix, conjugué aux parcours peu avantageux de certains

concurrents de Sagamix (High Rise, Croco Rouge) a permis la victoire de

l’audace pour Sagamix.

 

1996 : Helissio

Helissio est une exception à

lui tout seul. L’un des meilleurs gagnants “d’Arc” des vingt dernières années.

Il aurait dû gagner le “Jockey Club”, mais sa tactique de course avait joué

contre lui. Sa victoire dans “l’Arc” était donc attendue et il a gagné avec la

manière, tête et corde, de cinq longueurs. Il a épuisé la meute le poursuivant

et son succès ne souffre d’aucune contestation. Helissio était un champion

unique en son genre.