Philippe bouchara, président du syndicat des propriétaires : « le jugement de dimanche doit être cassé en appel ! »

Autres informations / 15.09.2009

Philippe bouchara, président du syndicat des propriétaires : « le jugement de dimanche doit être cassé en appel ! »

Le

Président du Syndicat des propriétaires a été très choqué par ce qui est arrivé

dimanche à l’entourage de Dar Re Mi. Et plaide pour une réforme sérieuse de la

justice dans les courses françaises, qui devient une obligation dans la

perspective de l’ouverture.

 

Jour de

Galop. – Les commissaires ont-ils pris la bonne décision en rétrogradant Dar Re

Mi ?

 

En tant

qu’administrateur de France Galop, il ne m’appartient pas de juger une arrivée et

je ne le ferai jamais. Mais en tant que président du Syndicat des

propriétaires,

j’ai le

devoir de m’interroger sur les retombées d’une décision très controversée sur

l’hippodrome. Décision qui a été prise “au bénéfice du doute” à ceci près que

dans notre doctrine si particulière, le doute profite systématiquement à celui

qui a été gêné – à l’inverse de la justice civile, où le doute profite toujours

à l’accusé.

 

 

Si vous

aviez été commissaire, quelle décision auriez-vous prise ?

J’ai

revu plusieurs fois le film du Qatar Prix Vermeille avec un ami entraîneur,

pour mieux comprendre la décision des commissaires. Il est exact que Dar Re Mi

penche un peu, mais sans vraiment gêner la pouliche allemande. D’ailleurs,

lorsque cette dernière a eu ses aises, elle n’a pas plus progressé. Et de plus,

c’est la façon dont Volver, la leader de Stacelita, s’est déportée qui a ouvert

un trou à la corde où Dar Re Mi a été contrainte de se précipiter. La décision

du professionnel avec lequel j’ai revisionné la course aurait été de ne rien

changer à l’arrivée, dans laquelle les deux meilleures du jour occupaient les

deux premières places.

 

Les

commissaires ont-il appliqué le Code ?

Justement,

c’est là tout le problème. Si le rôle du commissaire, c’est d’appliquer

mécaniquement la doctrine, on n’a plus besoin de commissaires. On peut prendre

des ordinateurs ou des robots pour faire le travail.

J’ai un

grand respect pour

les commissaires et je veux rester persuadé

qu’ils sont là pour interpréter

intelligemment et sportivement le Code. Or ce n’est pas ce qui s’est produit dimanche.

 

Les propriétaires de Dar Re Mi ont fait appel…

Je ne doute

pas qu’en appel,

les commissaires d’appel reviendront sur cette décision

qui a fait bien des remous et dont

nous nous serions bien passés en ces temps où

tout le monde nous regarde.